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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 9 mars 2016

Les 5 meilleurs scénarios de l'histoire du cinéma

Publié le

Martin Bilodeau, critique de cinéma et rédacteur en chef chez Médiafilm
Martin Bilodeau, critique de cinéma et rédacteur en chef chez Médiafilm   Photo : Radio-Canada/Stéphanie Dufresne

« Un bon film, c'est trois choses », disait Alfred Hitchcock, « un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario ». Palmarès des cinq meilleurs scénarios de film selon un critique qui en a vu plusieurs milliers : le rédacteur en chef de Médiafilm, Martin Bilodeau. 

5e position : Ma nuit chez Maud, d’Éric Rohmer (1969)
« Toute l'oeuvre de Rohmer aurait pu figurer sur la liste. C'est un véritable écrivain, qui a fait du cinéma un roman. C'est un cinéma entièrement pulsé par les dialogues, par les mouvements de la pensée. » Ma nuit chez Maud traite de la chance, du hasard et de Dieu. Jean-Louis Trintignant y joue un ingénieur de Michelin qui passe la nuit chez Maud, une divorcée chez qui un de ses vieux amis l'amène. Ce film est une conversation.

  

4e position : Steve Jobs, d'Aaron Sorkin (2015)
On doit aussi à Sorkin le film Le réseau social et la série À la Maison-Blanche. C'est un modèle de scénario biographique, un peu comme 32 films brefs sur Glenn Gould, de François Girard. On se sert d'éléments forts pour faire le portrait de quelqu'un, plutôt que de simplement raconter sa vie linéairement. Le film a deux arcs dramatiques, le professionnel et le personnel. Il y a ces trois moments, en 1984, en 1988 et en 1998, avant le lancement d'un produit Apple, pendant que Jobs est en crise. Le deuxième arc tourne autour de sa relation avec sa fille, qu'il refuse de reconnaître. Le scénario est extrêmement bien construit. 

3e position : Un conte de Noël, d’Arnaud Desplechin (2008)
C'est l'histoire d'une famille assez dysfonctionnelle, une histoire sanglante au sens métaphorique, campée à Roubaix. On y suit Henri (Mathieu Almaric), pendant les quelques jours où il doit décider de donner ou non sa moelle osseuse à sa mère, Junon (Catherine Deneuve), atteinte d'un lymphome.

Cette décision renvoie en écho à un élément dramatique qu'on découvre au début du film, dans un prologue bergmanien en ombres chinoises. On y apprend qu'Henri est un « bébé médicament » né pour sauver son frère, atteint de la même maladie, et qui finit par mourir, car les deux frères n'étaient pas compatibles. Le film commence sur cette phrase : « Et donc, Henri est né, inutile », qui donne le ton des rancoeurs familiales et des relations filiales qui tissent le scénario.

2e position : Another Year, de Mike Leigh (2010)
Film boudé à Cannes, pourtant sublime, qui porte sur les relations de couples et sur le bonheur conjugal. Ce film est la somme de la manière Mike Leigh; il travaille avec ses acteurs pour créer des personnages aussi authentiques et texturés que possible. Tom et Gerri Hepple filent depuis des années un bonheur simple et sans histoire. Leur entourage les érige, bien malgré eux, au statut de modèle. On les suit, tout simplement, pendant quatre saisons de leur vie, une année de plus avec, en filigrane, la question : « Est-ce que le bonheur est accessible à tous? »

1re position : Fargo, des frères Coen (1996)
C'est une peinture du Midwest, de sa vie hivernale, des origines ethniques allemandes et scandinaves des habitants du Minnesota. C'est aussi une intrigue policière rocambolesque, dans laquelle un concessionnaire automobile, pour soutirer de l'argent à son beau-père millionnaire, fait kidnapper sa femme par deux bandits complètement abrutis. Quand tout dérape intervient Marge Gunderson, une policière enceinte de sept mois, feignant l'innocence comme technique d'enquête. 

On y trouve le plus noir, le plus sombre et le plus violent autant que des scènes d'une grande candeur et des répliques aussi hilarantes que mémorables. 

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