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Camille Robert : les femmes ne serviront pas de prétexte au racisme

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

Camille Robert : les femmes ne serviront pas de prétexte au racisme

Audio fil du vendredi 15 septembre 2017
L'étudiante Camille Robert s'empare du micro au studio 18.

Camille Robert présente un texte sur l'évolution de la place des femmes dans la société.

Photo : Radio-Canada / Christian Côté

« Au Québec, on n'est peut-être plus nés pour un petit pain, mais on a encore des croûtes à manger en termes de condition des femmes », dit la militante féministe et candidate au doctorat en histoire Camille Robert. Dans son micro ouvert, elle démontre que la lutte vers l'égalité des sexes est « un chemin tortueux » et elle refuse que les femmes soient instrumentalisées dans le discours que tiennent certains groupes radicaux.

Extrait de son micro ouvert :

« Comme nous le rappelle l’historienne Micheline Dumont, si l’égalité hommes-femmes est une valeur fondamentale de la société québécoise, eh bien, les femmes des 350 dernières années ne s’en sont pas aperçues. L’égalité, ce n’est pas seulement une check-list de droits. En fait, je n’aime pas beaucoup le terme "égalité" parce que ça laisse croire que les femmes ont juste à devenir les égales des hommes, à force de se péter la tête sur le plafond de verre.

Être féministe, c’est défendre la condition de toutes les femmes, qu’elles portent un hijab ou un décolleté à la Kim Kardashian.
Aussi longtemps que mes soeurs vont être violentées pour leurs pratiques religieuses, déportées dans leur pays d’origine, harcelées au travail, payées moins cher pour une même job, et tuées dans ce qu’on appelle encore, à tort, un ''crime passionnel", je n’aurai pas l’audace d’affirmer que l'on vit dans une société égalitaire.

Au Québec, on n’est peut-être plus nés pour un p’tit pain, mais on a encore des croûtes à manger en termes de condition des femmes.
Et jusque là, on refuse que notre libération serve de prétexte au racisme. » - Camille Robert

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