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Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 1 h et le samedi à 20 h)

Tatiana Zinga Botao lit M’appelle Mohamed Ali, de Dieudonné Niangouna

Le boxeur Mohamed Ali et ses poings.

Mohamed Ali

Photo : Reuters / Andreas Meier

La comédienne Tatiana Zinga Botao fait la mise en lecture de M'appelle Mohamed Ali, un texte de l'auteur congolais Dieudonné Niangouna, au Théâtre de Quat'Sous les 24 et 25 septembre prochains. « C'est un auteur vraiment connu à Kinshasa, et à Bruxelles aussi », déclare-t-elle. Tatiana Zinga Botao l'a contacté pour obtenir les droits de ce texte, qui porte sur la vie du boxeur Mohamed Ali et dont elle lit un extrait au cabaret. « Aujourd'hui, surtout après la pandémie, tout ce qui s'est passé avec la brutalité policière et le racisme systémique, je pense que ce texte fait vraiment écho à ce qu'on traverse encore aujourd'hui », dit Tatiana Zinga Botao.

Un extrait de M’appelle Mohamed Ali :
Je discutais dimanche dernier après le culte avec un vieil ami blanc devant le temple, et subitement il s’écoute parler dans sa tête, comme traversé par un mirage et là il me fixe droit dans les yeux, presque sans me voir, mais tout en m’imaginant dans ses pensées, et il me dit : "Sais-tu à quoi l’on reconnaît un nègre? À l’odeur." Ayant dit ces mots, il tourna sur ses talons et partit en sortant de ma vie. Mais nous, on sait à quoi l’on reconnaît un frère. À sa dignité. Même dans la misère reste digne mon frère. Sois fier. Même dans la mort. Garde ton honneur. Ne te complexe jamais devant tout ce qu’ils te montreront.

[…]

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