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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du jeudi 30 mars 2017

L’écriture, un moyen pour étonner et faire rire, selon le comédien Alexis Martin

Publié le

Le comédien et dramaturge Alexis Martin répond avec plaisir au questionnaire « Pourquoi j'écris. »
Le comédien et dramaturge Alexis Martin répond avec plaisir au questionnaire « Pourquoi j'écris. »   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

Le prolifique comédien et dramaturge Alexis Martin, auteur de 28 pièces de théâtre, révient ces jours-ci avec Extra moyen, splendeur et misère de la classe moyenne, qui sera présentée du 4 au 29 avril au Théâtre Espace Libre. Celui à qui l'on doit entre autres les pièces Matroni et moi, Bureaux, Hitler ainsi que le film Les mauvaises herbes répond au questionnaire « Pourquoi j'écris » de l'équipe de Plus on est de fous, plus on lit!, en plus de nous lire un extrait d'un texte de science-fiction qu'il a écrit à 12 ans.

À quel âge avez-vous écrit votre premier texte?
Vers 8 ou 9 ans, je pense.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire?
Par mimétisme, évidemment. Je viens d’une famille de lecteurs. Mon père et ma mère lisaient beaucoup. Mes frères aînés aussi. L’écriture, ç’a aussi été une façon d'établir un contact, de communiquer. C’est une façon de s’évader aussi. Surtout de s’évader, ce qui représente un douloureux paradoxe par moment. L’écriture et la lecture sont aussi la recherche d’un présent, d’un centre politique. En même temps, la face ombreuse de la littérature, c’est qu’elle appelle à un isolement primordial, celui qui existe avant la langue, quand ton corps fait un avec le monde.

Vos parents étaient-ils fiers de vous?
Je ne répondrai qu’en présence de mon avocat! Je présume qu’ils étaient fiers de moi.

Qui vous a donné votre première chance?
Hubert Fielden, un professeur du Conservatoire d’art dramatique qui m’emmenait chez lui pour que je puisse écrire mes premières pièces sur son ordinateur. On était en 1983, avec les premiers Mac! Puis il y a eu Robert Gravel, qui m’avait reçu chez lui. Je lui avais fait lire Splendeur et misère de Robert Graton, député, un texte que j’avais écrit. Il m’avait critiqué pas mal, mais m’avait aussi encouragé. Ça m’avait donné des ailes.

Quel est le meilleur conseil qu'on vous a donné?
« Relis-toi souvent et beaucoup, jusqu’à l’écœurement. Ce qui survit à ton écœurement mérite peut-être d’être publié. »

À quel moment avez-vous compris que le jeu et l’écriture deviendraient votre métier?
Au Conservatoire d’art dramatique

Quelle est votre motivation quotidienne?
Une bonne bière fraîche au mitan de l’été, la bière rêvée des après-midi inspirés où les mots affluent, et dans le bon ordre

Qu'est-ce qui vous comble le plus dans votre travail?
La rencontre avec le public et faire rire les gens

Dans tout ce que vous avez écrit, de quoi êtes-vous le plus fier?
Les passages poétiques de mes pièces. Il n’y a que ça qui reste souvent, qui vieillit moins mal.

Quel est le texte, la phrase ou le dialogue dont on vous a le plus parlé?
Ceux de Matroni et moi

Écrivez-vous à voix haute?
Souvent. On écrit pour des poumons. Le théâtre, c’est avant tout pneumatique.

Y a-t-il un mot ou une ponctuation que vous affectionnez particulièrement?
Le point-virgule, que je trouve mystérieux.

On ne parle que de soi. Commentez.
Oui, on parle toujours de soi, mais ce soi est bigarré et complexe.

Avez-vous déjà été censuré?
Oui. Par la police de Montréal. J’avais écrit une pièce avec Robert Gravel qui s’appelait Nudité. Le public devait être complètement nu. On avait 30 ou 40 personnes dans une pièce et la police a arrêté le spectacle parce que ça prenait un permis de spectacle érotique.

Êtes-vous sensible aux commentaires, critiques, regard des autres?
Bien sûr. Dire le contraire serait un peu hypocrite. La langue n’est pas une affaire privée.

Pour quoi ou pour qui écrivez-vous?
C’est la question à laquelle on prend une vie à répondre.

J’écris pour mon plaisir et pour étonner les autres. L’étonnement est la qualité que je recherche avant tout.

Alexis Martin

Comment imaginez-vous vos lecteurs?
De bonne humeur

Y a-t-il un lieu ou une ville qui vous inspire?
Saint-André de Kamouraska et Montréal

Avez-vous expérimenté la création sous influence?
Non

En vous relisant, à jeun, vous êtes-vous trouvé bon?
Je ne suis jamais à jeun!

Quel serait l’honneur qui vous comblerait le plus?
Ce qui me touche le plus, c’est quand des jeunes reprennent des textes que j’ai écrits. Sinon, une bière de microbrasserie à mon nom, ça me comblerait!

Comment souhaiteriez-vous que l’on se souvienne de vous?
Un auteur pas prétentieux, drôle et aussi touchant parfois

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