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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 1 mars 2017

La gloire en littérature : écrire pour soi ou écrire pour être lu?

Publié le

Les auteurs Nicolas Dickner, Daniel Grenier et Sophie Bienvenu parlent de la gloire et de la reconnaissance dans le milieu de la littérature.
Les auteurs Nicolas Dickner, Daniel Grenier et Sophie Bienvenu parlent de la gloire et de la reconnaissance dans le milieu de la littérature.   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

« Il faut revenir à la base de la pulsion créatrice : si on écrit, [...] c'est qu'il y a fondamentalement un désir d'être reconnu et de se faire dire qu'on est important, de se faire dire qu'on est aimé, même si on ne veut pas se l'avouer », estime Daniel Grenier, auteur de l'essai La solitude de l'écrivain de fond : notes sur Wright Morris et l'art de la fiction. « Simplement s'exprimer, écrire pour soi, c'est ne pas publier », ajoute-t-il. « On écrit pour soi d'abord », lui rétorque l'auteure Sophie Bienvenu lors de cette discussion à trois sur la gloire en littérature, en compagnie de Nicolas Dickner.

« Il faut comprendre qu’il n’y a pas, en bout de piste, une bonne ou une mauvaise réponse », pense Nicolas Dickner, auteur de Nikolski, Tarmac et Six degrés de liberté.

On ne peut pas dire que d’être lu par 1000 lecteurs, parce qu’on a gagné un prix, ou d’être lu par 10 000 lecteurs, parce qu’on est diffusé dans les aéroports, c’est nécessairement mieux ou moins bien que d’avoir profondément et durablement changé la vie d’une personne.

Nicolas Dickner

« Ça ne se grade pas. On ne peut pas dire que l’un est meilleur que l’autre. C’est des objectifs différents », ajoute Nicolas Dickner.

Sophie Bienvenu, à qui l’on doit les romans Et au pire, on se mariera, Chercher Sam et Autour d’elle, dit pour sa part ne pas chercher la gloire et la reconnaissance à tout prix à travers son processus d’écriture. « Ce n’est pas pour ça, à la base, que je le fais », insiste l’auteure.

Si la reconnaissance du milieu vient à la suite d’une publication, tant mieux, plaide Sophie Bienvenu. Cet appui du milieu peut alors devenir un moteur de création, mais l’idée même de la création n’est pas conditionnée par une quête de reconnaissance, précise-t-elle.

La reconnaissance, la gloire et tout ce que vous voulez, ça vient mettre de l’essence dans l’auto pour se rendre quelque part. […] La reconnaissance, c’est ça qui me pousse à écrire autre chose. La reconnaissance d’une personne est suffisante pour être un moteur pour écrire un autre livre.

Sophie Bienvenu

Références :
Et au pire, on se mariera, Sophie Bienvenu, La Mèche, 2011
Chercher Sam, Sophie Bienvenu, Le Cheval d'août éditeur, 2014
Autour d'elle, Sophie Bienvenu, Le Cheval d'août éditeur, 2016
Nikolski, Nicolas Dickner, Éditions Alto, 2005
Tarmac, Nicolas Dickner, Éditions Alto, 2009
Six degrés de liberté, Nicolas Dickner, Éditions Alton, 2015
L’année la plus longue, Daniel Grenier, Le Quartanier, 2015
La solitude de l’écrivain de fond. Notes sur Wright Morris et l’art de la fiction, Daniel Grenier, Le Quartanier, 2017

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