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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 14 février 2017

Ne renonçons à rien : 8 idées pour nourrir et améliorer le débat public

Publié le

Aurélie Lanctôt et Gabriel Nadeau-Dubois, deux des membres du collectif Faut qu'on se parle et auteurs du livre <i>Ne renonçons à rien</i>.
Aurélie Lanctôt et Gabriel Nadeau-Dubois, deux des membres du collectif Faut qu'on se parle et auteurs du livre Ne renonçons à rien.   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud / Lux éditeur

« Notre souhait le plus cher, c'est que ce livre stimule le débat », dit Gabriel Nadeau-Dubois à propos de l'ouvrage Ne renonçons à rien, fruit des membres du collectif non partisan Faut qu'on se parle, qui a sillonné pendant tout l'automne le Québec afin d'aller à la rencontre des citoyens pour découvrir leurs préoccupations. Il ajoute que le premier objectif de ce livre-bilan est d'essayer de communiquer l'esprit et les préoccupations perçus sur le terrain afin que les politiciens se reconnectent avec les problèmes auxquels sont confrontés les Québécois.

Au terme de 174 assemblées de cuisine et 18 consultations publiques, les membres de Faut qu'on se parle ont déterminé 8 priorités, qui se déclinent en différentes propositions.

« Ce sont des chantiers qu’on peut commencer demain matin au Québec », avance Gabriel Nadeau-Dubois. Ces derniers concernent notamment l’amélioration du système d’éducation et l’implantation du scrutin proportionnel.

Consultation de « Faut qu'on se parle » au Cégep de Sept-Îles
Consultation « Faut qu'on se parle », au Cégep de Sept-Îles. Photo : Radio-Canada

Déconnexion
Aurélie Lanctôt, étudiante en droit et membre de Faut qu’on se parle, dit avoir constaté pendant la tournée automnale du collectif un profond décalage entre les discours politiques et médiatiques actuels et les véritables aspirations des citoyens.

On est dans une bulle. Souvent, on va s’obstiner pendant des jours sur les humeurs de tel ou tel chroniqueur ou je ne sais trop encore, alors que les gens, partout sur le territoire du Québec, se demandent comment ça se fait qu’il n’y a plus d’orthopédagogue à l’école de leur fils, comment ça se fait qu’ils n’ont plus une place accessible dans un CPE, comment ça se fait que leur CLSC a été délocalisé.

Aurélie Lanctôt

« Les gens s’attendent politiquement, au Québec, à des choses toutes simples, mais qui nécessitent une volonté politique [...]. C’est ça qu’on veut communiquer dans le livre », résume Gabriel Nadeau-Dubois au sujet de Ne renonçons à rien.

Référence :
Ne renonçons à rien, Alain Vadeboncoeur, Will Prosper, Gabriel Nadeau-Dubois, Karel Mayrand, Aurélie Lanctôt, Maïtée Labrecque-Saganash et Véronique Côté, Lux Éditeur, 2017

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