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Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 1 h et le samedi à 20 h)

« Propage l'info, pas le virus » : les visées autoritaires d'un slogan politique

Le premier ministre du Québec François Legault en conférence de presse.

Le premier ministre François Legault a annoncé un premier décès lié au coronavirus sur le territoire québécois.

Photo : Radio-Canada

Cette phrase lancée par le premier ministre du Québec François Legault, lors de sa conférence de presse du 17 mars dernier a fait grand bruit. Xavier Brouillette la trouve intéressante à plus d'un égard, compte tenu des circonstances entourant la mise sur pied de la campagne publicitaire qui portait ce titre.

Pour une rare fois, Xavier Brouillette pose son regard sur une phrase contemporaine.

« On ne sait pas si elle va devenir culte, dit-il, mais elle est certainement devenue virale. Elle est intéressante parce qu'elle fait partie d'une opération de sensibilisation. »

François Legault a invité les artistes, les influenceurs et les sportifs qui ont une portée auprès des jeunes à transmettre ce message d'intérêt public.

Rhétorique de guerre

Utilisant un ton rassurant de père de famille, le politicien Legault a souhaité inciter les jeunes citoyens québécois à se plier aux directives de distanciation prônées par le gouvernement afin de diminuer les dommages causés par la COVID-19.

« Le mot ''propager' renvoie à l'idée de propagande. On peut le prendre d'un point de vue très neutre, mais on comprend aussi que l'objectif de cette phrase, c'est d'encourager l'obéissance. »

Xavier Brouillette rappelle que, depuis le début de la pandémie, le gouvernement Legault emploie des formules fortes, en parlant de « campagne militaire », de « combattre le virus », en disant que c'est la « bataille de notre vie ». Le premier ministre a même dit qu'il voulait « mobiliser une armée de 8 millions de personnes contre la COVID-19 ».

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