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Jean-Christophe Réhel : lettre à Joséphine Bacon et Simon Jolin-Barette

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

Jean-Christophe Réhel : lettre à Joséphine Bacon et Simon Jolin-Barette

Il porte un chandail jaune.

Le poète et auteur Jean-Christophe Réhel

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Jean-Christophe Réhel, pris dans le marasme de l'automne et découragé par les politiques du ministre Simon Jolin-Barrette, cherche désespérément la lumière. C'est dans l'être de Joséphine Bacon qu'il trouve son soleil, et grâce à la poète innue, il envisage même de se réconcilier avec le froid, la neige et l'hiver qui rôdent.

Extrait de sa lettre :

À la télé je tombe sur une entrevue avec Joséphine Bacon
Elle dit qu’il ne faut pas insulter la neige
Je trouve ça beau tellement beau

Joséphine
C’est du jus d’orange
Le premier verre de jus d’orange le matin
Ça rayonne
Ça déborde de partout

J’aimerais être son ami
J’aimerais être son meilleur ami
Je pourrais pêcher sur la glace avec elle
Je l’amènerais voir les monsieurs à la retraite
Qui pêchent à côté de chez nous en février

Là-bas on me surnomme le touriste
Là-bas on m’accueille comme si j’étais un vieux monsieur
On me prépare des pogos pas de ketchup pas de moutarde dans la cabane
On me parle du prix du gaz
Des nouveaux quatre roues
Une gang de Blancs qui ne savent pas le nom des arbres
Ni comment tuer le bon caribou dans la harde
Je suis l’un d’eux
Tous des grands-pères que je n’ai jamais connus
Un bel ignorant qui s’est fait droper ici

Combien de flocons à la seconde sur ton manteau?
Combien de je t’aime en 24 heures?
Je ne pense pas pouvoir apprendre grand-chose à Joséphine
Peut-être que je pourrais lui montrer comment texter
Texte-moi comme on dit je t’aime

J’aimerais être l’ami de Joséphine
Je pourrais me promener avec elle sur la rue Bélanger
Je pourrais lui parler en innu-aimun
Lui dire :
Apu tshisselitaman tshess pimuteian kun
Je ne connais pas la distance de la neige

Il faudrait que Joséphine soit avec moi
Chaque fois que je marche dans la neige
On pourrait texter dans la neige ensemble
Apu tshisselitaman tshess pimuteian kun

Je me calme
Je me dis que je pourrais donner une chance à l’hiver cette année
Il faudrait que Joséphine soit avec moi
Je lui dirais :
Tshatshiten
Je t’aime

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