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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 2 octobre 2019

Discussion : voter ou ne pas voter, telle est la question

Publié le

Une main dépose un bulletin de vote dans une urne.
Les Canadiens sont appelés aux urnes le 21 octobre.   Photo : iStock

La population canadienne sera appelée aux urnes le 21 octobre prochain. Parmi elle, de plus en plus d'abstentionnistes refusent de participer à cet exercice civil. Francis Dupuis-Déri, abstentionniste notoire, publie Nous n'irons plus aux urnes : plaidoyer pour l'abstention. Le professeur de politique critique ce système qui se donne l'allure d'une démocratie, mais qui, selon lui, n'en est pas une. La militante féministe Amel Zaazaa et l'étudiant Gali Bonin se joignent à cette conversation sur la pertinence du vote.

L’idée n’est pas de rester chez soi et de ne rien faire, mais de s’engager politiquement, socialement ou culturellement dans sa communauté [au lieu de voter]. C’est là où la politique a du sens comme expérience concrète.

Francis Dupuis-Déri

À lire : Nous n’irons plus aux urnes : plaidoyer pour l’abstention, Francis Dupuis-Déri, Lux, 3 octobre 2019

Résumé de l'éditeur :

Voter ou ne pas voter, telle est la question qu’on n’ose pas poser dans nos régimes parlementaires, où les élections sont des rituels sacrés. En défendant la légitimité de l’abstention, cet essai attaque de front la conviction selon laquelle le vote serait un devoir, et le refus de voter, une dangereuse hérésie.

Bien plus qu’une simple apologie de l’abstention, cet ouvrage propose ainsi une critique radicale du système électoral.

En plus de rappeler les raisons qu’évoquent des abstentionnistes issus de toutes les couches de la société, l’auteur décrit les stratégies souvent amusantes imaginées pour subvertir le jeu électoral : appel au boycott ou au vote nul, candidatures loufoques et satiriques de plantes, d’animaux, d’humoristes, de punks ou de gnomes anarchistes.

Cette galerie des figures de la résistance au vote révèle également les nombreux et puissants mécanismes d’autodéfense du système électoral, qui réussit toujours à imposer ses propres règles, même aux plus contestataires. Aussi, l’abstention n’est féconde que si elle va de pair avec un engagement et des mobilisations autonomes, populaires et solidaires.

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