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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 16 avril 2019

L'humoriste André Sauvé et son rapport particulier à l'écriture

Publié le

Il sourit au micro.
L'humoriste André Sauvé   Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Présentement en tournée pour son troisième spectacle solo (intitulé Ça), André Sauvé fait une halte au studio 18. L'humoriste connu pour son univers décalé répond au questionnaire « Pourquoi j'écris » et révèle qu'il a longtemps été paralysé par l'écriture de ses textes. Claude Meunier est venu à sa rescousse avec ce précieux conseil : « C'est juste toi qui peux écrire pour toi ».

J’écris sur moi pour comprendre comment la vie fonctionne. Je suis mon outil de travail.

André Sauvé

À quel âge avez-vous écrit votre premier texte?

Tard, vers la mi-trentaine. Et ça s’appelait Mes adieux au bon Dieu. Ça parlait de quand j’ai arrêté d’aller à l’église, vers l’âge de 12 ans. J’avais quitté la messe en plein milieu et, plusieurs années plus tard, je lui avais écrit une lettre lui disant ce qu’il s’était passé en moi, entre mon banc et la porte de sortie.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire?

L’instinct. J’ai toujours fonctionné par instinct. J’avais le goût d’explorer ce moyen d’expression. Par contre, j’ai été bloqué très longtemps, paralysé par la peur d’aligner des mots. Je me suis inscrit à un bref atelier d’écriture et une porte s’est ouverte.

Vos parents étaient-ils fiers de vous?

Beaucoup. Ils étaient surtout fiers que j'aie trouvé quelque chose à faire.

Qui vous a donné votre première chance, vous a donné confiance?

Judi Richards et Yvon Deschamps.

Le meilleur conseil qu'on vous a donné?

Au début, j’étais tellement bloqué et paralysé. On m’avait fait rencontrer Claude Meunier pour savoir s’il pouvait écrire pour moi. Après avoir lu ce que je lui avais fait parvenir, il m’a dit : « C’est juste toi qui peux écrire pour toi ». J’étais déçu… mais ç’a été le meilleur conseil.

À quel moment avez-vous compris que ça deviendrait votre métier?

Tout de suite après avoir été découvert, j’ai fait un gala, et tout s’est précipité. C’est devenu très vite un métier, mais ça m'a pris 38 ans avant d’y arriver.

Quel sentiment avez-vous éprouvé lorsque vous avez présenté votre premier spectacle?

La terreur. J’ai été longtemps terrorisé d’aller sur scène. Le plaisir est venu au compte-goutte. Par contre, une fois que c’était fait, et encore aujourd’hui, la joie que je retire d’avoir rejoint les gens est immense.

Quelle est votre motivation quotidienne?

Être lucide et conscient.

Qu'est-ce qui vous comble le plus dans votre travail?

Avoir accompli quelque chose que je ne croyais pas possible.

Dans tout ce que vous avez écrit, de quoi êtes-vous le plus fier ?

Je crois que c’est le spectacle avec l’Orchestre symphonique de Montréal. Ça me semblait tout à fait irréalisable, et j’ai pensé, comme avec presque tous les projets, tirer la « plogue ». Mais j’ai encore une fois rencontré la peur. C’est un projet dont je suis très fier.

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