Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 6 mars 2019

Six livres à lire avant d’avoir 50 ans

Publié le

Les pages de couverture de trois livres.
Trois des suggestions de livres à lire avant 50 ans.   Photo : Radio-Canada / Albin Michel / Gallimard / Livre de poche

« À 50 ans, soyons comme Céline [Dion], foutons-nous de l'opinion des autres », s'exclame Manon Dumais. Comme Pascale Montpetit et Stéphane Crête, elle propose des livres qu'il faut absolument avoir lu avant de souffler ses 50 bougies.

La bâtardeViolette Leduc (1964)

Résumé de l'éditeur : « Mon cas n'est pas unique : j'ai peur de mourir et je suis navrée d'être au monde. Je n'ai pas travaillé, je n'ai pas étudié. J'ai pleuré, j'ai crié. Les larmes et les cris m'ont pris beaucoup de temps [...]. Le passé ne nourrit pas. Je m'en irai comme je suis arrivée. Intacte, chargée de mes défauts qui m'ont torturée. J'aurais voulu naître statue, je suis une limace sous mon fumier. »

Elle a un sens du comique et un appétit de vivre qui rachète toutes ses souffrances.

Pascale Montpetit

Derniers fragments d’un long voyage, Christiane Singer (2007)

Résumé de l'éditeur : Le 1er septembre, un jeune médecin annonce à Christiane Singer qu'elle a encore six mois au plus devant elle. Le 1er mars, Christiane Singer clôt le carnet de bord de ce long voyage. « Le voyage – ce voyage-là du moins – est pour moi terminé. À partir de demain, mieux : à partir de cet instant, tout est neuf. Je poursuis mon chemin. Demain, comme tous les jours d'ici ou d'ailleurs, sur ce versant ou sur l'autre, est désormais mon jour de naissance. »

C’est une plongée abyssale [...] dans la rencontre avec la douleur.

Stéphane Crête

Jane Eyre, Charlotte Brontë (1847)

Résumé de l'éditeur : Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

C'est un roman qui reste d’actualité parce que les femmes demeurent ostracisées.

Manon Dumais

L'année de la pensée magique, Joan Didion (2005)

Résumé de l'éditeur : Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, l'écrivain John Gregory Dunne – quand ce dernier s’écroule sur la table de la salle à manger, victime d'une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, Didion essaiera de se résoudre à la mort du compagnon de toute sa vie, tout en s'occupant de leur fille, plongée dans le coma suite à une grave pneumonie. La souffrance, l'incompréhension, l'incrédulité, la méditation obsessionnelle autour de cet événement si commun et pourtant inconcevable : dans un récit impressionnant de sobriété et d'implacable honnêteté, Didion raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, la plus indicible expérience – et sa rédemption par la littérature.

Elle tombe dans une pensée magique. Par exemple, suite à la mort de son mari, elle se dit : « Il est à la morgue, mais il va revenir ».

Pascale Montpetit

Histoire de l’œil, Georges Bataille (1928)

Résumé de l'éditeur : « À d'autres l'univers paraît honnête. Il semble honnête aux honnêtes gens parce qu'ils ont des yeux châtrés. C'est pourquoi ils craignent l'obscénité. Ils n'éprouvent aucune angoisse s'ils entendent le cri du coq ou s'ils découvrent le ciel étoilé. En général, on goûte les "plaisirs de la chair" à la condition qu'ils soient fades. Mais, dès lors, il n'était plus de doute : je n'aimais pas ce qu'on nomme "les plaisirs de la chair", en effet parce qu'ils sont fades. J'aimais ce que l'on tient pour "sale". »

Il est intéressé par la débauche qui souille son âme. [...] C’est un érotisme troublant.

Stéphane Crête

L'Assommoir, Émile Zola (1877)

Résumé de l'éditeur : Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire? L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers « assommoirs » – un accident de travail, l'alcool, les « autres », la faim – ont finalement raison d'elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même.

Ce qui me plaît beaucoup, c’est toutes les observations de Zola, son regard d’entomologiste.

Manon Dumais

Chargement en cours