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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du jeudi 21 février 2019

Napoléon, un dictateur cocu et pragmatique qui triomphe dans une période d’instabilité politique

Publié le

Napoléon chevauchant un cheval blanc.
Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard, une représentation idéalisée de l'empereur franchissant les Alpes, par Jacques-Louis David.   Photo : Jacques-Louis David

« Il a réussi à prendre la tête de la France à un moment où l'État était la plus grande puissance militaire, politique et culturelle d'Europe, l'équivalent des États-Unis aujourd'hui », explique le politologue Danic Parenteau. Tout comme le journaliste Marc Laurendeau, il a lu la biographie que lui consacre Adam Zamoyski. Faisant la part belle aux correspondances de l'empereur, le livre de 700 pages montre la dimension humaine et amoureuse du « petit caporal ».

« Est-ce que c’était un fasciste? Non, car il s’appuyait sur des institutions plutôt que seulement sur le peuple », indique Marc Laurendeau, qui admire particulièrement les structures que Napoléon a mises en place alors qu’il était premier consul.

S’il s’est imposé grâce à un coup d’État dans une période d’extrême polarisation politique, le dictateur a néanmoins eu une excellente capacité d’écoute.

Il a emprunté aux idées des jacobins comme des royalistes. C’était avant tout un pragmatique.

Danic Parenteau

De soldat gradé à empereur de France

Sacré empereur à l’âge de 35 ans par le pape Pie VII, Napoléon Bonaparte a mené une vie amoureuse passionnelle et trouble avec son épouse Joséphine que met en lumière Napoleon: A Life.

Cette relation affective mouvementée, combinée à la formidable mobilité sociale de l’homme et à son obsession pour son image, crée selon Marc Laurendeau un suspens tout au long du récit d’Adam Zamoyski et explique en partie pourquoi le dictateur fascine autant près de 200 ans après sa mort.

Peinture officielle montrant l'empereur debout, portant son tricorne et ayant la main droite dans sa veste. Joséphine est assise à ses côtés.
L'empereur Napoléon 1er en compagnie de sa femme, Joséphine de Beauharnais, dans les jardins du château de Malmaison. Photo : Getty Images/George Cruikshank, d'après une illustration d'Isabey

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