•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Club de lecture : des Bougon japonais, la génération perdue contemporaine et l'univers bigarré de Parc-Extension

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

Club de lecture : des Bougon japonais, la génération perdue contemporaine et l'univers bigarré de Parc-Extension

Audio fil du lundi 18 février 2019
Les pages couvertures des trois livres du club de lecture.

Les livres du club de lecture.

Photo : Radio-Canada / JC Lattès / VLB Éditeur / Allia

Sophie Lorain, Luis Clavis et Ludmila Proujanskaïa ont lu des romans traversés par le sens de la débrouillardise : Une histoire de famille, le récit d'une fausse famille ingénieuse unie par des liens profonds, d'Hirokazu Kode-Eda, Nino dans la nuit, un roman sur un fêtard parisien à la recherche de sens, de Simon et Capucine Johannin, et Le marabout, un portrait des familles immigrantes du quartier Parc-Extension, à Montréal, de Ayavi Lake.

Une affaire de famille (Nouvelle fenêtre), Hirokazu Kode-Eda, JC Lattès, janvier 2019

Résumé de l'éditeur : Au retour d’une expédition de vol à l’étalage avec son fils, Osamu recueille dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même et qui lutte pour survivre dans le froid glacial. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent. Malgré leur pauvreté, les membres de cette famille semblent vivre heureux, jusqu’à ce qu’un événement inattendu ne révèle leurs secrets les plus terribles.

C'est ce qui est magnifique dans ce roman-là : tous ces gens-là se retrouvent ensemble pour une seule et unique raison, par des liens beaucoup plus profonds que ceux de la famille et du sang, ceux de l’amour.

Sophie Lorain

Nino dans la nuit (Nouvelle fenêtre), Simon et Capucine Johannin, Allia, février 2019

Résumé de l'éditeur : Dès les premières pages, le hurlement du sergent résonne pour longtemps­ dans vos oreilles : « Tout le monde en rang, à l’ordinaire. Mâchez bien sinon vous allez nous cimenter les chiottes, et c’est pas moi qui irai les déboucher, compris » Le sergent ? Oui, le sergent, celui qui recrute les futurs légionnaires. Nino, 19 ans, figure parmi les volontaires, groupe d’hommes venus des quatre coins du monde afin de recevoir, coûte que coûte, une solde, pour pouvoir s’en sortir. La Légion, c’est l’apprentissage­­­­­ d’un code d’honneur autant que celui d’une langue. Hélas, Nino ne passera pas l’épreuve puisqu’il échouera brillamment au test de dépistage. De retour, Nino enchaîne les petits boulots. Une vie de débrouille criblée par les flashs de fêtes étourdissantes, par les personnages qui surgissent et les histoires qu’ils racontent.

Les auteurs veulent nous montrer que depuis l’automatisation du monde, on n’a plus vraiment de métiers qui ont du sens [...]. Les gens que [le narrateur] côtoie sont des gestionnaires de communauté pour une marque de yogourt.

Luis Clavis

Le marabout (Nouvelle fenêtre), Ayavi Lake, VLB, janvier 2019

Résumé de l'éditeur : Marianne Potvin multiplie les escapades dans Parc-Extension, à Montréal. Émoustillée par cet étrange quartier rempli d'« étranges », la bourgeoise d'Outremont va y faire une rencontre qui la changera du tout au tout… Les personnages du Marabout se croisent et se recroisent sous la plume d'une auteure qui les torture en mâchouillant sa pipe, déguisée en homme, au son de ses enregistrements de Serge Bouchard. Ayavi Lake manie l'ironie avec délice, en jouant sur les voix, les « moi », les « je », déroutant malicieusement les lecteurs pour mieux leur montrer tous les chemins qu'ils n'ont jamais empruntés.

Les récits montrent la débrouillardise, la résilience, la grande force de caractère de ces gens [les immigrants de Parc-Extension] qui ont choisi le Québec, et qui y trouvent du sens.

Ludmila Proujanskaïa

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi