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L'éducation sentimentale : amour, romance et humanisme

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

L'éducation sentimentale : amour, romance et humanisme

Audio fil du jeudi 3 novembre 2016
Les couvertures des romans de Léon Tolstoï, Gustave Flaubert et Romain Gary

Les couvertures des romans de Léon Tolstoï, Gustave Flaubert et Romain Gary

Photo : Gallimard/Folio

Pour le segment « L'éducation sentimentale », la comédienne Virginie Fortin, l'écrivain Guillaume Corbeil et la professeure en littérature Martine Delvaux présentent à Marie-Louise Arsenault les livres qui les ont bouleversés lorsqu'ils étaient plus jeunes ou qui leur ont montré les rudiments du cœur. Parmi ces bouquins figurent Chien blanc, de Romain Gary, Madame Bovary, de Gustave Flaubert, et Anna Karénine, de Léon Tolstoï.

Les choix de Virginie Fortin :
Ma Babouche pour toujours (Nouvelle fenêtre), de Gilles Gauthier, La courte échelle, 1990
- Anna Karénine (Nouvelle fenêtre), de Léon Tolstoï, Éditions Gallimard, première parution en 1877

« Au-delà de l'histoire d'un amour impossible, Tolstoï dresse quand même un portrait social super intéressant de la Russie, qui est en changement social. On oppose les valeurs traditionnelles, conservatrices et patriarcales à ce vent libéral. Les personnages [...] personnifient un peu ces changements-là. Moi, Anna Karénine, je ne m’en suis pas encore remise », raconte Virginie Fortin au sujet de l'œuvre de l'auteur russe.

La comédienne a également été marquée par la lecture de Ma Babouche pour toujours, mais pour une autre raison. « C’est le roman de mon enfance dont je me souviens le plus, parce qu’il y a un chien qui meurt. […] On s’attache à ce petit chien et ça vient justifier, par la suite, toutes les fois où j’ai pleuré dans un film pour un animal », dit Virginie Fortin.

Les choix de Guillaume Corbeil :
Madame Bovary (Nouvelle fenêtre), de Gustave Flaubert, Éditions Gallimard, première parution en 1856
- La pièce de théâtre Antigone, de Sophocle

« C’est une œuvre que j’ai découverte en faisant un parcours introspectif dans les années 1995 et 1996. J’avais 15 ans, j’étais un jeune ado. C’était les années grunge, deux ans après la mort de Kurt Cobain où, tout à coup, mourir au nom de ses idées, même le suicide, était alors porteur d’une certaine charge érotique », se souvient Guillaume Corbeil au sujet de la pièce Antigone.

Madame Bovary, œuvre phare de Gustave Flaubert, a aussi été marquante pour Guillaume Corbeil. « J’ai lu ça à l’UQAM. J’étais dans la jeune vingtaine. Évidemment, on se projette dans Emma Bovary, qui a des visions de romance, des besoins de romance plus grands que nature. […] On est avec elle dans cette insatisfaction face à ce pauvre Charles Bovary. […] Maintenant, du haut de mes 36 ans, est-ce qu’on ne doit pas accepter en chacun de nous une part de Charles Bovary? », s'interroge-t-il.

Les choix de Martine Delvaux :
L’Amant (Nouvelle fenêtre), de Marguerite Duras, Éditions de Minuit, 1984
Chien blanc (Nouvelle fenêtre), de Romain Gary, Éditions Gallimard, 1970

« C’est un roman fondateur. [...] Les pages sur Hélène Lagonelle sont magnifiques, et c'est souvent celles-là qui, aujourd'hui, m'émeuvent beaucoup plus que les scènes qui sont décrites entre l'amant masculin et la petite femme », raconte Martine Delvaux au sujet de l'œuvre phare de Marguerite Duras.

Quant au roman Chien blanc, de Romain Gary, Martine Delvaux le qualifie « d'incroyable ». « Je me revois à la bibliothèque, étudiante, entourée des photos de Gary et de ses livres en me disant : "Mon dieu, c'est l'homme de ma vie" », dit-elle.

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