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Place publique

En semaine de 15 h à 18 h

L'éclosion sera levée vendredi au CHSLD Isidore-Gauthier

Rattrapage du mercredi 18 novembre 2020
Une pancarte indiquant qu'une éclosion est en cours.

Cette pancarte est bien visible sur une porte d'entrée du CHSLD Isidore-Gauthier à Alma.

Photo : Radio-Canada

Malgré 29 décès survenus dans les CHSLD Isidore-Gauthier et Jacques-Cartier depuis le début de la deuxième vague de COVID-19, la directrice du soutien à l'autonomie des personnes âgées au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Chantale Boivin, est fière que le personnel soignant ait réussi à guérir 42 résidents au sein de ces deux établissements.

Pour Isidore-Gauthier, il y a sept décès, mais je suis surtout fière des gens que nous avons réussi à guérir. Alors, à Isidore-Gauthier on a guéri 22 patients, à Jacques-Cartier nous avons 20 patients guéris jusqu’à maintenant. Mais ce dont je suis fière, un de ça, mais aussi de tous les bons soins qui ont été prodigués aux patients et je ne suis pas fière des décès, et on est attristé des décès, mais ceci dit les gens ont été accompagnés de façon optimale, c’est-à-dire que les soins donnés à nos résidents ont été faits avec bienveillance et professionnalisme, a-t-elle mentionné.

Selon les chiffres officiels publiés par le CIUSSS, 27 résidents sur 34 ont contracté la COVID-19 au CHSLD Isidore-Gauthier, à Saint-Coeur-de-Marie. D'après l’État de situation dans les CHSLD publié par Québec, ce sont 22 décès qui sont survenus au CHSLD Jacques-Cartier, à Chicoutimi, sur un total de 70 patients infectés. La capacité est de 92 lits.

Lors de la première vague, il y avait eu 21 décès liés à la COVID-19 rapportés au CHSLD De la Colline, à Chicoutimi-Nord, le centre d'hébergement le plus touché par le coronavirus. En quelques jours à peine, le CHSLD Jacques-Cartier enregistre un nombre de décès déjà supérieur, si l'on se base sur les chiffres officiels de la santé publique provinciale. Le premier décès y a été rapporté le 1er novembre.

On fait tout pour éviter les décès, mais force est d’admettre que ce sont souvent aussi des personnes qui sont très malades, qui ont plusieurs facteurs qui ne donnent pas de chance lorsqu’ils attrapent la COVID, a commenté Chantale Boivin au micro de Catherine Doucet lors de l’émission Place publique, mercredi.

La responsable des soins aux personnes âgées signale que seulement trois CHSLD sur 16 sont le théâtre d'éclosions dans la région, ce qui démontre que le travail est bien fait pour garder le virus à l’extérieur des murs. Le troisième centre à être considéré comme un un foyer d’éclosion est le CHSLD Georges-Hébert à Jonquière.

Chantale Boivin avait cependant une bonne nouvelle à annoncer pour le CHSLD Isidore-Gauthier, situé à Saint-Coeur-de-Marie : l’éclosion sera officiellement levée vendredi, puisqu’il n’y a plus de cas actif en ce moment. Le dernier résident à avoir contracté la COVID-19 remonte au 31 octobre. J’ose espérer que ça va s’améliorer, là actuellement Isidore-Gauthier c’est quand même une belle nouvelle, on lève l’éclosion vendredi. Jacques-Cartier on est encore en plein dedans. On a Georges-Hébert pour lequel l’éclosion a débuté en fin de semaine. On a eu à ce jour quatre patients qui sont positifs, a-t-elle chiffré.

L'entrée du Centre d'hébergement Georges-Hébert.

L'entrée du Centre d'hébergement Georges-Hébert à Jonquière

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Une meilleure réaction qu'au printemps, selon le CIUSSS

La directrice du soutien à l'autonomie des personnes âgées a aussi indiqué que le CIUSSS réagit mieux lorsqu’un cas se déclare dans un milieu de soins. Je ne peux pas confirmer si on va avoir un autre milieu d’éclosion, c’est difficile pour moi de le prédire. Par contre, je peux vous dire qu’il y a une vigie extrêmement serrée lorsqu’on apprend qu’un employé est positif et qu’il l’a contractée en dehors du CHSLD. À ce moment-là, le CHSLD devient en vigie, on dépiste tous les patients, tous les travailleurs. C’est vraiment le jour et la nuit par rapport à la première vague dans l’expérience qu’on a acquise de circonscrire. On a eu plusieurs CHSLD qui ont été en vigie, on a le CHSLD de Roberval où on a isolé les patients pendant dix jours pour s’assurer que l’éclosion ne serait pas déclarée et on a réussi, a révélé Mme Boivin.

Un manque d'infirmières

Lors de la première vague au printemps, il avait été beaucoup question du transfert de personnel entre les établissements qui aurait été à la source de la propagation du virus. Selon Chantale Boivin, la formation accélérée de quelque 10 000 préposés aux bénéficiaires cet été a réglé une partie du problème. Au niveau des préposées aux bénéficiaires, l’arrivée massive de 196 préposés durant la période estivale a fait la différence, vraiment. Ça fait en sorte qu’on n’a à peu près pas de mobilité à l’intérieur de nos CHSLD au niveau des préposés aux bénéficiaires, à moins que lorsqu’on a une éclosion et qu’on a le quart des employés qui deviennent positifs. Là on n’a pas le choix, à un moment donné il faut soigner les gens, a-t-elle dit aussi.


La situation est toutefois difficile pour ce qui est des infirmières. Le défi demeure entier pour les infirmières et les infirmières auxiliaires pour lesquelles le besoin est criant, pas seulement dans les CHSLD mais dans les centres hospitaliers. Oui, on a dû transférer des ressources et du moment où on transfère des ressources dans un CHSLD en éclosion, bien la personne en question doit demeurer dans le CHSLD le temps de l’éclosion. Alors, maintenant qu’on a Isidore-Gauthier qui termine son éclosion, on a déjà du personnel qui a été en milieu chaud, alors ces personnes-là pourront être disponibles pour prêter main-forte dans d’autres CHSLD qui sont chauds si jamais on manquait de personnel à ce niveau, a poursuivi la gestionnaire.


Pour finir, Mme Boivin n’avait pas d’explication à fournir sur le haut taux de membres du personnel soignant qui ont été infectés depuis le début de la deuxième vague. Juste à l’hôpital de Chicoutimi, il y a 160 employés qui ont contracté la COVID-19 cet automne. Pourquoi les employés se sont contaminés beaucoup? C’est qu’il y a une grosse contamination communautaire. Donc, est-ce qu’ils se contaminent à l’extérieur du CHSLD? C’est la poule avant l’oeuf. C’est aussi difficile à vraiment isoler, mais ceci dit, ça fait aussi partie de la problématique, a-t-elle souligné.

Quant aux postes de responsables des CHSLD, annoncés depuis longtemps par le gouvernement Legault, tout le monde devrait être en poste d’ici deux semaines.

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