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Place publique

En semaine de 15 h à 18 h

Coeur de chasseur

Rattrapage du jeudi 15 octobre 2020
Johnny Dallaire, sa conjointe et son fils avec l'orignal abattu

Chaque année, Johnny Dallaire chasse l'orignal en compagnie, notamment, de sa conjointe et de son fils.

Photo : Courtoisie : Johnny Dallaire

Attendre patiemment le gibier dans son camp, Johnny Dallaire sait le faire. Depuis un quart de siècle, il enfile ses habits de camouflage, année après année, et parcourt le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la zone 28, pour chasser.

[J’aime] le feeling, la nature, la senteur, le succès, décrit M. Dallaire avec passion. [J’aime] surtout me retrouver en forêt, tranquille, avec toutes sortes d’arômes, comme des essences d’arbre et de mousse.

Avant même d’apprendre à poser des collets et d’être initié à la chasse par son parrain à l’âge de 14 ans, Johnny Dallaire était déjà féru de ce loisir. Il a grandi dans une famille de chasseurs, où tout un chacun revenait du bois avec du gibier.

On est des mordus, passionnés jusque dans le fond de l’âme.

Johnny Dallaire

Cette passion transcende les générations dans la famille Dallaire. Le Saguenéen chasse encore aujourd’hui non seulement avec son parrain, sa mère et son conjoint, mais aussi avec sa compagne et son fils. Pour lui, il est indéniable que la chasse demeurera toujours une activité familiale.

Des rendez-vous annuels

Chaque année, c’est un rendez-vous. Au printemps, c’est la chasse à l’ours. À l’automne, la chasse à l’orignal et, depuis quatre ans, s’est ajoutée la chasse au chevreuil.

On pense à la chasse 365 jours par année lorsqu’on est mordus, certifie Johnny Dallaire. Tous les jours, c’est sûr qu’il y a un moment où on va y penser. C’est ça la chasse. C’est ça qui se passe dans la tête d’un chasseur.

Des loups dérangeants

Bon an, mal an, une semaine de vacances est réservée à la chasse à l’orignal en octobre. Cet automne, elle s’est faite plus ardue. Après 10 jours dans leurs camps respectifs, Johnny Dallaire et sa famille n’avaient aperçu qu’une seule bête, trop éloignée pour qu’ils ne s’aventurent à tirer.

C’est que la présence de loups sur le territoire donne des maux de tête aux chasseurs en éloignant le gibier.

L’orignal, tu ne l’entends plus dialoguer, répondre à nos calls " à grand call  ", comme on dit, explique Johnny Dallaire. Il se fait bien tranquille et se tient dans son coin.

Il est donc plus difficile de chasser quand les loups rôdent pour, eux aussi, piéger le gibier. Il y a un loup qui [surveille], affirme le Saguenéen. Lorsqu’on lâche un call, lui va faire pareil pour avertir la meute. Les loups arrivent à la belle course, encerclent le chasseur et vérifient que c’est bien un orignal.

Malgré la menace des meutes, Johnny Dallaire a tout de même abattu un orignal cet automne. Il aura fallu un deuxième séjour dans son camp pour tuer un mâle de trois ans et demi bien en chair. De quoi nourrir la famille jusqu’à la prochaine chasse.

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