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Le consentement présumé au don d’organe : pas dans la mire de la C.-B.

Phare Ouest

Avec Marie Villeneuve

En semaine de 6 h à 9 h,
de 7 h à 10 h au Yukon

Le consentement présumé au don d’organe : pas dans la mire de la C.-B.

Rattrapage du mardi 19 janvier 2021
Un ambulancier porte une glacière bleue pour un don d'organes. Une civière se trouve en avant-plan.

Une loi sur le don d'organes unique en Amérique du Nord a été adoptée à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse, en 2019.

Photo : Getty Images / Aydın Mutlu

La Colombie-Britannique ne compte pas changer sa loi sur le consentement autour du don d'organes pour faire comme la Nouvelle-Écosse qui est devenue, le 18 janvier, la première juridiction en Amérique du Nord à adopter la règle du consentement présumé.

Pour être donneur d'organes à sa mort au Canada, il faut s'inscrire à un registre, sauf pour la Nouvelle-Écosse où c’est désormais le contraire. Les résidents sont automatiquement donneurs et ils doivent plutôt indiquer s’ils refusent de donner un de leurs organes.

Cette politique du consentement présumé n'est pas dans la mire de la Colombie-Britannique qui mise pour l’instant sur la sensibilisation de la population et des équipes médicales.

Le directeur médical provincial des services de dons à BC Transplant, Dr Sean Keenan, explique que le système en place de coordonnateurs de dons dans les salles d'urgence donne de bons résultats. Cette personne aide et encourage les équipes médicales à identifier les donneurs possibles et depuis l’instauration de ce processus, la hausse du nombre de donneurs est considérable. « Ce processus est le plus important », explique le directeur médical.

Le directeur médical de dons d'organes à Transplant Québec et chercheur dans le domaine des politiques liées au don d’organes, le Dr Matthew Weiss, abonde dans le même sens.

Il précise que le consentement présumé n'augmentera pas le nombre de donneurs potentiels, mais que l'important est d'identifier ces donneurs.

Malheureusement, il y a des moments où l'équipe de soin ne réfère pas le donneur potentiel, précise-t-il.

Le Dr Sean Keenan,  Directeur médical provincial des services de dons à BC Transplant sourit.

Le Dr Sean Keenan, Directeur médical provincial des services de dons à BC Transplant, regarde avec intérêt ce qui se fait en Nouvelle-Écosse.

Photo : Courtoisie : Sean Keenan

Il admet toutefois que partout au pays, le cas de la Nouvelle-Écosse sera scruté à la loupe. En attendant, il espère que cette nouvelle loi provoquera des discussions au sein des familles canadiennes. Parce que d’après lui, le mieux pour les familles et les équipes médicales lorsqu’une tragédie survient est quand la victime a exprimé son souhait de son vivant.

En Colombie-Britannique, ceux qui veulent être donneurs d’organe peuvent s’inscrire sur le site web transplant.bc.ca (Nouvelle fenêtre)

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