•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Phare Ouest

Avec Marie Villeneuve

En semaine de 6 h à 9 h

Sécurité des cyclistes sur les routes : « il faut agir! »

Rattrapage du mardi 28 juillet 2020
Deux cyclistes sur une route de campagne.

Le cyclotourisme reste une activité dangereuse.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

« Ce n'est pas étonnant ce qui est arrivé à Daphné, tout aussi dramatique que ce soit. [...] C'est dommage qu'année après année, il y ait des milliers de cyclistes qui traversent le Canada comme ça et qu'il n'y ait toujours pas d'infrastructures prévues pour traverser le Canada en sécurité », déplore Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil à propos de l'accident de vélo qui a coûté la vie à son amie Daphné Toumbanakis, une cycliste montréalaise happée en Colombie-Britannique le 20 juillet, au premier jour de sa traversée.

« C’était une habituée de la route. Elle a voyagé sur plusieurs continents. On peut s’attendre à ce que ses méthodes à vélo soient exemplaires, c’est incroyable qu’une telle situation soit arrivée au Canada à une cycliste aguerrie comme ça », ajoute l’étudiant en philosophie qui a lui-même éprouvé quotidiennement de la peur lors de sa propre traversée du Canada à vélo l’an dernier.

« On ne peut plus tolérer des morts comme ça sur des routes financées par tous les Canadiens et Canadiennes. Il faut que les politiciens prennent acte des blessés, des décès, mais aussi de la peur des gens. Si les automobilistes avaient ne serait-ce qu’une infime peur comparée aux cyclistes, on aurait déjà des infrastructures bien meilleures pour les automobilistes. Mais comme c’est les cyclistes qui ont peur, on les oublie, on les délaisse et on les laisse mourir », dénonce Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil.

Il reste encore beaucoup de travail à faire pour apprendre à partager la route, selon le cycliste qui dit s’être fait insulter à maintes reprises lors de sa traversée.

« On ne veut pas être des activistes politiques sur deux roues. On veut simplement rouler en sécurité et faire ce qu’on aime, dans notre droit d'utiliser la voie publique », conclut Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi