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En 1989, le musicien René Lussier rallumait l’intérêt pour la langue française

Pétillant et corsé

Avec André Robitaille

En semaine de 13 h à 14 h
(en rediffusion du lundi au jeudi à 20 h)

En 1989, le musicien René Lussier rallumait l’intérêt pour la langue française

Le musicien à lunettes rondes est vu le visage appuyé sur l'envers d'une guitare jaune.

René Lussier

Photo : facebook.com/rene.lussier.35 / Guillaume D. Cyr

Le trésor de la langue est une œuvre sonore entremêlant discours politiques, poèmes déclamés et témoignages de quidams sur lesquels René Lussier a apposé sa musique. Une sorte de dictée musicale, comme le dit l'homme qui se souvient d'avoir passé des heures innombrables à créer ce bijou à l'époque analogique du ruban magnétique.

Un album d’une soixantaine de minutes est paru à l’époque, sous étiquette Ambiances Magnétiques. Pour l’artiste, qui faisait déjà de la musique de film, la démarche avait pour but de se réapproprier la richesse de sa langue, en contemplant les diverses familles de « parlure » du Québec.

« Je n’avais pas eu de cours d’histoire à l’école et je voulais savoir d’où je venais », précise-t-il.

Le musicien a travaillé « au crayon et à la gomme à effacer ». À la lame aussi, puisqu’il y a 31 ans, la technologie numérique n’existait pas. Il fallait découper physiquement ses extraits.

Réussir à assembler 40 secondes de document utilisable en une journée de montage le rendait heureux comme un pape.

Sa création a remporté de nombreux prix et a été étudiée partout dans le monde. Un film en a été tiré en 1996 et une réédition avec ajout d’inédits a été réalisée en 2007.

La langue parlée fascine toujours autant le créateur, qui vient de terminer une création explorant les voix automatisées des systèmes téléphoniques.

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