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Comment la COVID-19 affecte la recherche scientifique

Pénélope

Avec Pénélope McQuade

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Comment la COVID-19 affecte la recherche scientifique

Une chercheuse travaille dans un laboratoire.

Une chercheuse du laboratoire d'AbCellera, à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Avec la crise du coronavirus, la communauté scientifique fait face à la fois à la pression de trouver un vaccin contre la COVID-19 et à la crainte de voir les autres champs de recherche délaissés. Trois scientifiques font part de la réalité de la recherche au Canada depuis le début de la pandémie.

Au micro :

– Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec aux Fonds de recherche du Québec
– Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS)
– Lyne Sauvageau, présidente de l’Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (Acfas) et présidente-directrice générale de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST)

Lyne Sauvageau, présidente de l’Acfas, souligne que cette année est la première fois en 88 ans que le congrès de l’Acfas ne se tient pas. Il s'agit d'une perte de visibilité pour la science et la communauté scientifique francophone.

Plus de collaboration

La course au vaccin contre la COVID-19 à l’échelle internationale a toutefois poussé la communauté scientifique à s'entraider, notamment en faisant avancer l'approche de science ouverte pour la recherche publique et universitaire.

« Dès que des résultats sont disponibles, ils sont rendus publics à toute la communauté de chercheurs dans le monde », explique Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec. Lyne Sauvageau estime qu’il faudrait essayer de maintenir et de préserver ce modèle de collaboration après la crise.

La recherche au quotidien

C’est un reality show de science, [...] une occasion unique de voir comment la science fonctionne au jour le jour. [...] La science, c’est quelque chose de têtu, où tout le monde met en doute ce que l'autre a fait, c’est comme ça que ça avance. Donc c’est continuellement dans la critique, et c’est lorsqu’émerge dans la communauté scientifique une espèce de consensus que là on a quelque chose, et ça demande du temps.

Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l'INRS

Selon Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS, un autre mérite de la pandémie actuelle est qu'elle permet à la population de voir la science se faire sous ses yeux.

Il craint cependant que les gens ne perdent confiance en la science, devant sa lenteur, ses tâtonnements et ses incertitudes; « mais c'est comme ça que ça marche et qu'on arrive à trouver de vraies réponses », clame-t-il.

« La population a l'habitude d'être exposée à la science une fois que celle-ci a fait ses travaux et que le résultat est clair et qu'on l'apprend dans des revues ou dans les médias », ajoute Luc-Alain Giraldeau. Or, aujourd'hui, « on est tous en train de chercher et d'apprendre au fur et à mesure ».

Miser sur tous les domaines

Enfin, les trois personnes invitées sont persuadées que les autres champs de recherche ne seront pas délaissés à cause de la crise et insistent sur l’importance de maintenir les expertises des scientifiques dans tous les domaines.

Personne ne peut prédire avec précision quel sera le prochain problème qui devra retenir notre attention, donc il faut garder une large capacité de recherche dans l'ensemble des disciplines.

Lyne Sauvageau, présidente de l’Acfas

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