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Les 50 ans et plus, une main-d’œuvre volontaire et recherchée

Pénélope

Avec Pénélope McQuade

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Les 50 ans et plus, une main-d’œuvre volontaire et recherchée

Un homme d'une soixantaine d'année pose dans les allées d'un entrepôt, un casque sur la tête et une tablette dans les mains.

Un aîné au travail

Photo : iStock

Cinq ans après avoir pris sa retraite, Monique Bédard, 66 ans, a décidé de réintégrer le marché du travail. « Je m'ennuyais énormément. [...] J'avais le goût de relever un défi, de retrouver une identité sociale. J'étais tellement motivée, j'avais l'impression de renaître », raconte-t-elle. Volontaires, stables, davantage disponibles en région, les personnes de 50 ans et plus sont convoitées sur le marché du travail. « Les gens qui réintègrent ou restent sur le marché du travail à cet âge-là sont motivés pour les bonnes raisons », estime l'employeur Martin Jean.

Au micro :

– Pierre Fortin, professeur émérite au Département de sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal
– Monique Bédard, coordonnatrice aux campagnes de financement pour Pâtisserie Michaud
– Sylvain Tremblay, conseiller à la formation technique pour Groupe Trigone
– Martin Jean, directeur des opérations pour Groupe Trigone

L'économiste Pierre Fortin souligne que quand le taux de chômage est si bas, comme actuellement au Canada, des pénuries touchent le marché du travail et embaucher des personnes aînées est l'une des solutions pour y faire face.

Sylvain Tremblay a pour sa part retrouvé du travail à 64 ans. Martin Jean, qui l'a embauché, reconnaît l'avoir fait car il ne trouvait pas de candidat plus jeune dans la région. Ce dernier remarque que beaucoup de préjugés subsistent à l'égard des 50 ans et plus sur le marché de l'emploi.

Il faut être patient, prendre son temps et être diplomate pour faire sa place dans une nouvelle équipe à mon âge.

Monique Bédard, 66 ans, coordonnatrice aux campagnes de financement pour Pâtisserie Michaud

Si Monique Bébard est entièrement satisfaite d'avoir retrouvé un emploi à plus de 60 ans, elle constate que les mesures fiscales sont désavantageuses pour elle. « Financièrement parlant, ce n’est pas gagnant de travailler », regrette-t-elle.

Références :

Le forum régional « Marché du travail : misons sur les 50 ans et + » (Nouvelle fenêtre) se tient le 29 janvier, à Scott, en Chaudière-Appalaches. L’Association québécoise de gérontologie et APE Services d’aide à l’emploi en organisent d’autres dans plusieurs régions du Québec dans les prochains mois.

Le site web québécois emploiretraite.ca (Nouvelle fenêtre) met en relation des recruteurs à la recherche de candidats expérimentés et disponibles avec des retraités et/ou des travailleurs de 50 ans et plus.

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