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Le conservatisme et le progressisme, selon Mathieu Bock-Côté

Pénélope

Avec Pénélope McQuade

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Le conservatisme et le progressisme, selon Mathieu Bock-Côté

Portrait à la table des invités de Tout le monde en parle.

Mathieu Bock-Côté

Photo : Avanti Groupe / Karine Dufour

« Je crois qu'une société féconde politiquement est une société où conservatisme et progressisme parviennent à se parler », affirme Mathieu Bock-Côté en entrevue avec Pénélope McQuade. Le sociologue, auteur et chroniqueur, qui se qualifie lui-même de conservateur, ne rejette pas pour autant le progressisme. « Ce que je dis, c'est qu'on ne saurait tolérer qu'un camp ait le monopole du vrai, du bien et du juste. [...] Je crois qu'on devrait retrouver une vision plus pluraliste [...] de l'espace public, la diversité des points de vue, la diversité des opinions. »

Mathieu Bock-Côté dit s’inquiéter surtout de « la tendance à la disqualification de toute idée contraire ». Il est temps, selon lui, d’accepter la légitimité du point de vue du « camp d’en face ».

Une société a besoin d’enracinement et de cosmopolitisme, de conservatisme et de progressisme, d’autorité et de liberté.

Mathieu Bock-Côté

Selon Mathieu Bock-Côté, le conservatisme, « c’est une conscience interne à la modernité que la modernité a des limites ». « Une société qui ne serait que conservatrice serait étouffante, ajoute-t-il [...]. Une société qui n’est que progressiste, c’est-à-dire qui est toujours dans la remise en question de l’histoire, de la mémoire, de l’héritage, de la culture, qui croit que tout est toujours dans la déconstruction [...], ça fait une société déréalisée, qui perd le sens des permanences historiques. »

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