•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénélope

Avec Pénélope McQuade

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Départager le vrai du faux sur la corticothérapie

Un cube de bois avec une coche verte et une croix rouge sur deux de ses côtés.

Vrai ou faux

Photo : iStock

La Dre Chantal Vallée, l'une de nos collaboratrices, consacre sa chronique aux traitements à base de cortisone, alors que le président américain Donald Trump en a bénéficié pour guérir de la COVID-19. Elle défait des mythes et confirme certains faits sur les corticostéroïdes, utilisés pour traiter des conditions inflammatoires aiguës ou pour diminuer la réaction immunitaire du corps. La Dre Chantal Vallée explique que la corticothérapie est un traitement très efficace et puissant, mais dont les effets secondaires sont fréquents.

La cortisone est produite naturellement par le corps.
Vrai. La cortisone est un dérivé de la molécule de cortisol, une hormone de stress produite naturellement par les glandes surrénales.

La cortisone, un stéroïde, accroît les performances sportives.
Faux. Les corticostéroïdes ne sont pas des stéroïdes anabolisants. Ils ont des effets très différents de ces derniers sur les performances sportives.

La cortisone a été prouvée bénéfique dans le traitement de la COVID-19.
Vrai. À ce jour, il s’agit du seul traitement qui a été prouvé utile pour réduire la mortalité due à la COVID-19. C’est la dexaméthasone (Décadron) qui est administrée pour diminuer le risque de complications liées à la pneumonie à COVID-19.

La cortisone peut avoir des effets neuropsychiatriques.
Vrai. Allant de l’insomnie à une certaine fébrilité en passant par la manie et la psychose, les effets de la cortisone sur le système neuropsychiatrique sont bien réels.

La cortisone, à long terme, peut entraîner de l’ostéoporose.
Vrai. La corticothérapie entraîne une résorption osseuse et, à long terme, une perte nette de la masse osseuse. Une protection osseuse est donc toujours prescrite avec un traitement de cortisone de plus de quelques semaines.

L’ulcère gastrique est une complication fréquente de la corticothérapie.
Faux. Si la corticothérapie entraîne souvent des problèmes d’acidité gastrique, comme le reflux ou la dyspepsie, la survenue d’ulcères est une complication rare. Il est commun de prescrire un protecteur gastrique en combinaison avec une corticothérapie prolongée pour réduire les symptômes digestifs.

La corticothérapie fait prendre du poids.
Vrai. Plusieurs raisons expliquent la prise de poids liée à la corticothérapie. D’une part, la cortisone peut avoir pour effet de faire enfler. D’autre part, elle peut entraîner une déposition anormale des graisses, manifestée par un visage rond, une bosse de bison et une augmentation du tour de taille. Enfin, la corticothérapie entraîne souvent une augmentation de l’appétit, ce qui peut conduire à un gain de poids.

La cortisone à long terme entraîne le diabète.
Faux. Il s’agit d’une croyance répandue, mais la cortisone ne donne pas le diabète, elle ne fait que révéler un diabète latent et le rendre évident chez les personnes prédisposées à en souffrir.

Si ses effets secondaires sont déplaisants, il est sécuritaire de cesser soi-même la corticothérapie.
Faux. Il ne faut en aucun cas arrêter un traitement de cortisone sans en parler avec son médecin. Puisque la corticothérapie met les glandes surrénales au repos, celles-ci s’atrophient et ne peuvent reprendre une production suffisante de cortisol si le traitement est brusquement arrêté. Or cette hormone de stress est vitale. Il faut donc prévoir un sevrage approprié de la cortisone pour permettre aux glandes surrénales de recommencer à produire du cortisol.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi