•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Drame familial, violence conjugale : quel vocabulaire utiliser dans les médias?

Pénélope

Avec Pénélope McQuade

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Drame familial, violence conjugale : quel vocabulaire utiliser dans les médias?

Audio fil du lundi 28 octobre 2019
Un ourson en peluche triste regarde à l'extérieur.

Qu’est-ce qui peut pousser un parent à s'attaquer à ses enfants?

Photo : getty images/istockphoto / ieang

Le double meurtre commis la semaine dernière à Montréal a engagé la discussion sur les mots utilisés pour parler d'un tel événement dans les médias. La députée Manon Massé, le journaliste Patrick White et la présidente de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes mènent la réflexion.

Au micro :

- Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques et porte-parole de Québec solidaire
- Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes
- Patrick White, professeur en journalisme à l'École des médias de l'Université du Québec à Montréal

Le 22 octobre dernier, Jonathan Pomares a vraisemblablement tué ses deux enfants, Hugo, 7 ans, et Élise, 5 ans, avant de se suicider. C’est la mère des enfants qui a découvert les trois corps dans la résidence familiale, dans l'est de Montréal.

Deux jours plus tard, Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques et ancienne travailleuse sociale, a publié un texte sur Facebook (Nouvelle fenêtre), qui a beaucoup circulé, appelant les gens à réfléchir à la façon dont on traite ces événements dans les médias.

Lorsqu’un conjoint violent assassine ses enfants pour se venger de sa femme, il faut parler de meurtres. Il ne faut surtout pas banaliser.

Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques et porte-parole de Québec solidaire

On a enlevé l'expression "crime passionnel" de notre vocabulaire, mais pour le remplacer par "drame familial". La charge émotive qui vient avec ce terme est encore trop grande. [...] Utiliser les bons mots peut sauver des vies, parce que ça aide les victimes à se reconnaître, et les agresseurs aussi.

Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d'hébergement pourf emmes

Besoin d'aide pour vous ou un proche?

Contactez la ligne québécoise de prévention du suicide au 1 866 APPELLE (277-3553). Ce service est disponible partout au Québec, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le nouveau site commentparlerdusuicide.com (Nouvelle fenêtre) outillera les personnes qui veulent parler du sujet.

Contactez la ligne SOS violence conjugale au 1 800 363-9010. La ligne SOS violence conjugale offre un service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et oriente immédiatement les femmes vers les places disponibles dans les maisons d’hébergement pour femmes (Nouvelle fenêtre).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi