Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

L'animatrice d'ICI Première Pénélope McQuade, souriante.
Audio fil du jeudi 26 septembre 2019

Le visage humain du VIH

Publié le

Une femme tient dans ses mains le ruban rouge qui est devenu le symbole de la lutte contre le sida.
Une femme tient dans ses mains le ruban rouge qui est devenu le symbole de la lutte contre le sida.   Photo : La Presse canadienne / AP/Alvaro Barrientos

Malgré les avancées médicales entourant le VIH, vivre avec la maladie est encore synonyme de stigmatisation. C'est ce que rappellent deux intervenantes du Bureau régional d'action sida en Outaouais (BRAS) qui accompagnent depuis 20 ans de nombreuses personnes atteintes par le virus. Deux femmes africaines qui ont contracté la maladie ont accepté de témoigner sous un nom d'emprunt.

Lorsque Iliza (nom fictif) a appris qu’elle était atteinte du VIH, elle ne savait pas où donner de la tête. « Je n’avais pas de repères du tout », raconte-t-elle.

Elle a donc tardé avant de se rendre à une ressource. Julie (nom fictif) aussi : « Quand on est dans cette situation, on veut un peu vivre dans l’anonymat. On ne sait pas qui l'on va rencontrer, si l'on va croiser quelqu’un de notre entourage. »

Selon Lucie Dufour, infirmière clinicienne et coordonnatrice du Centre d’immunodéficience de l’Outaouais, la stigmatisation des personnes atteintes du VIH est encore bien présente.

On est vulnérable, peu importe où l'on est.

Iliza

« Quand je l’ai annoncé à mon frère, cinq ans plus tard, il m’a demandé comment j’avais pu porter ce lourd fardeau toutes ces années sans rien lui dire », indique Julie.

La peur d'être exposée

Nathalie Cloutier, intervenante au soutien et vie communautaire, mentionne qu’au Canada, ne pas révéler la maladie avant un acte sexuel est criminel. Ça peut placer les personnes affectées par le virus dans des positions inconfortables :

« Parfois, la personne ne me croit pas toujours, et je suis obligée de convaincre la personne que c’est vrai, explique Julie. [...] Je fais ce que la loi me demande, mais en retour, je n’ai pas de protection. Mon statut est divulgué, la personne ne reste pas et me fait du chantage, et je me retrouve étiquetée dans la société », ajoute-t-elle.

Iliza a quant à elle décidé de faire une croix sur les relations amoureuses et sexuelles.

I = I

Lucie Dufour rappelle que la recherche médicale sur la maladie a beaucoup progressé. Elle insiste sur le principe du I = I, c’est-à-dire que lorsque la maladie est indétectable, elle est aussi intransmissible.

« Lors des relations sexuelles, dans un contexte où tout est bien contrôlé, la médication et le suivi, le risque de transmission, il n’y en a pas, à la lueur des études qu’il y a eu », précise-t-elle.

Chargement en cours