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L'animatrice d'ICI Première Pénélope McQuade, souriante.
Audio fil du jeudi 29 août 2019

Un test sanguin pourrait prédire notre espérance de vie

Publié le

On voit en gros plan un tube de prélèvement rempli de sang.
Prélèvement de sang   Photo : iStock

Une équipe de recherche européenne a récemment annoncé qu'elle était en train de développer un test sanguin qui pourrait prédire le moment de notre mort. Le médecin Denis Soulières et l'avocat Yann Joly expliquent en quoi consiste ce test et expriment des réserves sur son utilité.

Invités :

- Denis Soulières, hématologue et oncologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM)
- Yann Joly, avocat et professeur à l'Université McGill, directeur de recherche au Centre de génomique et politiques

À l’aide des échantillons de 44 000 personnes, les scientifiques ont réussi à isoler 14 facteurs de risque de mortalité importants. En les étudiant, il a été possible de prédire le risque de mortalité dans un horizon de 5 à 10 ans dans certains cas, avec un taux de succès de 83 %. Les résultats sont parus le 20 août dans la revue Nature Communications.

Une utilité limitée

Le Dr Denis Soulières souligne que ce test ne fait pas encore partie de la médecine générale, car il n’a, pour l’instant, pas d’application concrète.

Ce test ne donne pas de grandes notions de causalité spécifique, c’est-à-dire que, même si l'on sait que c’est associé à une augmentation du risque de décès, il n'y a pas de mesures d’intervention que l’on peut suggérer pour modifier ce risque-là.

Denis Soulières, hématologue et oncologue au CHUM

Pour l'instant, il n'est pas possible, après avoir passé ce test et avoir estimé votre risque de mortalité, de savoir à quoi ce risque est associé ni de recevoir un traitement pour le diminuer.

L’avocat Yann Joly est pour sa part inquiet de l’utilisation qui pourrait être faite d’un tel test, notamment par les compagnies d'assurances.

C’est un test prometteur, mais le problème est de savoir comment on va l’utiliser.

Yann Joly, avocat et professeur à l'Université McGill, directeur de recherche au Centre de génomique et politiques

Une avancée possible

Le Dr Denis Soulières se montre quant à lui rassurant, précisant que les médecins disposent déjà d’outils et de données pour estimer l’espérance de vie d’un patient ou une patiente.

[Ce test] vient améliorer la façon qu’on a de prédire les choses, mais ce n’est pas comme si l'on n’avait pas déjà de multiples données qui existent dans nos dossiers médicaux qui sont capables de faire la grande proportion de cette prédiction-là.

Denis Soulières, hématologue et oncologue au CHUM

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