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Sommes-nous des Québécois ou des Canadiens français?

Pas tous en même temps

Avec Karyne Lefebvre

Le vendredi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le lundi à 2 h)

Sommes-nous des Québécois ou des Canadiens français?

Audio fil du dimanche 14 octobre 2018
Le drapeau fleurdelisé sur un mat

La présidente des OUI Québec, l'ancienne syndicaliste Claudette Carbonneau a prononcé le discours d'ouverture en matinée.

Photo : iStock

« La thèse au cœur de [cet essai] : est-ce que finalement, il faut arrêter de s'appeler "Québécois" et il faut plutôt dire qu'on est des "Canadiens français"? » Thomas Leblanc a lu la touffue et documentée brique de 300 pages d'Alexandre Soublière La maison mère, publiée aux Éditions Boréal (Nouvelle fenêtre).

L’auteur est né en 1985 et a habité Vancouver pendant plusieurs années. De retour à Montréal, il s'est lancé comme écrivain, scénariste, parolier et directeur de création dans le domaine de la publicité. La maison mère est son troisième livre. « Il est important de dire qu’il n’est ni souverainiste ni fédéraliste », souligne Thomas Leblanc.

Michel David, chroniqueur au devoir depuis 2011, participe à la discussion. Il fait un bref rappel de l’histoire du Québec. Il prend aussi position : « Revenir au concept de Canadien français, ça ne correspond tout simplement pas, je pense, à ce que les Québécois se sentent être. Personne ne veut revenir en arrière », soutient-il.

Une identité seulement blanche?

Melissa Mollen Dupuis intervient en soulignant que l’on parle d’une identité québécoise seulement blanche, qui oublie autant les Autochtones que de nombreux immigrants. « C’est blanc; des racines et des feuilles. »

Elle ajoute qu’il est ironique que l’identité du Québec parte d’un mot très autochtone et ignore à ce point d’où elle vient.

Il y a quelque chose qui doit être guéri dans l’identité québécoise pour qu’elle puisse aller de l’avant de façon forte, et surtout sans se séparer de ses citoyens.

Melissa Mollen Dupuis

L’auteur a parsemé son livre de faits et d’anecdotes personnelles, lesquels peuvent parfois agacer, comme l’a ressenti Karyne Lefebvre, qui avait parfois l’impression d’être devant un fil Facebook. Thomas Leblanc rappelle que l’essai regorge de sources et est très documenté. « De façon narcissique, j’ai adoré », dit-il.

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