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Karyne Lefebvre
Audio fil du dimanche 23 juin 2019

Les enregistrements originaux du répertoire musical québécois mal protégés?

Publié le

On voit un disque en métal et un petit coffret en plastique.
Voici à quoi ressemble des bandes d'enregistrement.   Photo : Radio-Canada / Francis Dufresne

Récemment, on a appris que des bandes originales d'enregistrements des plus grands artistes mondiaux avaient brûlé. Avec Sébastien Desrosiers, un historien de l'art, notre équipe se demande si notre patrimoine musical québécois est bien conservé. Rien n'est moins sûr.

Ce « phonotiquaire audiodidacte » nous révèle qui conserve le patrimoine musical québécois. Il travaille aussi pour la maison de disques Trésor National, voué à la réédition et à l’actualisation du catalogue musical québécois des années 60 à 80. L'historien de l'art nous apprend que la majorité des artistes ne sont pas propriétaires de leurs enregistrements originaux, qui appartiennent à des producteurs.

l'homme parle devant un micro à la radio.
Sébastien Desrosiers, un historien de l'art Photo : Radio-Canada/Francis Dufresne

Sébastien Desrosiers nous explique aussi l’importance de ces bandes originales. « Une bande maîtresse, c’est la matrice qu’on va utiliser pour actualiser ce passé. Si on travaille avec d’autres documents, on ajoute une certaine distance; on perd les subtilités du mix original. Avec l’original, on peut parfaitement revisiter une œuvre et la faire pénétrer dans le 21siècle », explique Sébastien Desrosiers.

D’ailleurs, c’est grâce aux bandes originales des enregistrements de Serge Fiori que le Cirque Éloize et Louis-Jean Cormier ont pu créer le spectacle Serge Fiori, seul ensemble. Même chose pour le Cirque du Soleil et son spectacle sur les Beatles. Sans les enregistrements originaux, ces spectacles n’auraient pas vu le jour.

Un incendie dévastateur

L’incendie en question qui a détruit des enregistrements originaux s'est produit le 11 juin 2008. Un entrepôt des studios Universal a alors pris feu à Hollywood. Une longue enquête du New York Times a dévoilé que les ravages se sont révélés bien plus grands que ce que l'entreprise avait annoncé.

Environ 500 000 enregistrements originaux de chansons d’artistes – comme Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Judy Garland et R.E.M., ou encore Eminem et Nirvana – ont brûlé, rapporte le journal. Les artistes touchés ont fait appel à des avocats.

Un pan de l’histoire musicale a brûlé

Thomas Leblanc explique que ces originaux sont l’équivalent de négatifs pour la photo ou de manuscrits pour les livres.

Si on perd des copies de La Joconde, ce n’est pas grave. Si on perd La Joconde, c’est grave. [...] C’est un enjeu collectif de sauvegarde de notre culture.

Thomas Leblanc

Quelles chansons québécoises sauve-t-on?

Karyne Lefebvre propose un jeu à nos chroniqueurs : ils se trouvent devant un entrepôt qui renferme toutes les bandes originales du répertoire québécois. Que sauvent-ils?

Noémi Mercier choisit les chansons de La Bolduc, pour l’histoire qu’elles racontent.

Melissa Mollen Dupuis sauve celles de Kashtin. Elle ajoute aussi Richard Desjardins.

Thomas Leblanc sauve la chanson de Céline Dion écrite par sa mère, Ce n’était qu’un rêve.

Robert Charlebois, notre trésor national

Sans se consulter, Catherine Trudeau et Patrick Senécal choisissent de sauver le même album! Notre sage Sébastien Desrosiers sélectionne aussi le même artiste, soit Robert Charlebois.

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