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Karyne Lefebvre
Audio fil du dimanche 16 juin 2019

La diversité sexuelle pourrait être mieux représentée à l’écran

Publié le

Le mur est couvert de drapeaux.
Des drapeaux gais flottent sur la façade du bar The Stonewall Inn.   Photo : AFP/Getty Images / ANGELA WEISS

Il y a 50 ans, le 28 juin 1969, une émeute éclatait à New York, dans un bar fréquenté par la communauté LGBTQ. À la même époque, le Canada décriminalisait l'homosexualité. De nos jours, les œuvres LGBTQ sont de plus en plus présentes à l'écran. L'identité sexuelle est-elle finalement libérée des étiquettes, ou y a-t-il tout simplement mieux à faire?

Les membres de l’équipe discutent de ces émeutes ainsi que de la présence de la communauté LGBTQ dans les séries et les films. D’ailleurs, ils ont vu un épisode de la série Tales of the City, la reprise d'une série culte au sein de la communauté. L'œuvre est importante pour ce qui est de la représentation de cette réalité au quotidien.

Tara Chanady, doctorante en communications à l’Université de Montréal, participe aussi à la conversation. Ses travaux universitaires portent sur la représentation de la diversité sexuelle dans les médias, notamment à la télévision québécoise. On se demande avec elle si le Québec fait bonne figure pour ce qui est de la représentation de personnages LGBTQ à l’écran.

Le chemin est encore long

Les luttes de la communauté LGTBQ sont loin d’être terminées. Thomas Leblanc rappelle que la pire fusillade contre cette communauté a eu lieu il y a trois ans, dans un bar d’Orlando, en Floride.

Ça démontre que des violences extrêmes contre les personnes de la diversité culturelle peuvent encore arriver. On a un devoir de mémoire. On est un peu déchiré entre cette espèce d’égalité commerciale et l’histoire dont il faut se souvenir.

Thomas Leblanc

« On pense que tout est réglé, mais il y a encore tellement à faire », constate aussi Melissa Mollen Dupuis. « Il y a eu des violences homophobes contre deux femmes à Londres, la semaine dernière », ajoute Thomas Leblanc.

Une représentation limitée des homosexuels?

Patrick Senécal a remarqué que la présence de personnages de la communauté LGBTQ est limitée dans les séries et les films.

« C’est très étiqueté. C’est toujours dans des chroniques sur le couple, la famille, sur des histoires d’amour... Quand est-ce qu’on va voir des films d’horreur, des films d’action, des drames policiers où les personnes sont simplement queer? À quand un Rambo gai? » se demande-t-il. « Je pense qu’on a encore besoin de séries étiquetées », réplique Noémi Mercier.

Et au Québec?

L’un des premiers personnages gais à la télévision est apparu dans les années 1980, dans la série Chez Denise. Peut-on qualifier de « bonne » la représentation de la diversité au Québec?

« Au Québec, on a vraiment une diversité assez impressionnante de représentation gaie et lesbienne », souligne notre invitée, Tara Chanady. Elle ajoute que cela a pris beaucoup plus de temps pour voir des femmes lesbiennes dans les séries télévisées.

La jeune femme sourit.
Tara Chanady, doctorante en communications à l’Université de Montréal Photo : Radio-Canada/Stéphanie Dupuis

Plusieurs séries, comme Unité 9, Mémoires vives et La vie, la vie, ont intégré des personnages homosexuels. Dans Unité 9, il y avait aussi une infirmière transsexuelle. On a beaucoup fait de cas de son utilisation d'un vibromasseur pour des raisons médicales qui n'ont jamais été expliquées dans la série. « Aussi, la série ne revient pas sur le renvoi de l’infirmière trans », regrette Tara Chanady.

Finalement, le constat est que le Québec pourrait faire mieux.


Stonewall Forever : un documentaire sur les émeutes de Stonewall (en anglais)

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