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Karyne Lefebvre
Audio fil du dimanche 28 avril 2019

Les différences entre les garçons et les filles moins importantes qu’on le pense

Publié le

Une image des signes des genres avec le signe égal au milieu.
Les hommes et les femmes sont-ils vraiment différents?   Photo : getty images/istockphoto / Bulat Silvia

Le récent balado Élever mon garçon, de Karina Marceau, allume la discussion sur l'éducation des enfants, en particulier ceux de sexe masculin. Est-ce qu'on naît fille ou garçon, ou on le devient?

Isabelle Plante, qui est professeure au Département d'éducation et formation spécialisées de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur l'égalité des genres à l'école (CRÉGÉ), conclut la discussion en partageant ses connaissances sur la question..

La femme parle devant un micro de radio.
La professeure Isabelle Plante Photo : Radio-Canada/Maximilien Rathier

Thomas Leblanc avoue qu’il n’a pas reconnu l’enfant qu’il était dans le portrait que Karina Marceau a fait des petits garçons. « Elle pose une question fondamentale en 2019 : comment on élève les jeunes garçons à la lumière du mouvement tectonique des dernières années? […] Fondamentalement, la question au cœur de ça est : doit-on élever différemment les garçons et les filles? » résume-t-il.

Mère d’un garçon et d’une fille, Melissa Mollen Dupuis se questionne sur l’éducation non genrée qu’elle donne à ses enfants. « Je veux que mes enfants aient toutes les options, mais comment on les présente pour que ça ne soit pas une pression? » se demande-t-elle.

Par ailleurs, Patrick Senécal se demande pourquoi on voit la différence entre les garçons et les filles comme une menace. « Ce n’est pas une confrontation : c’est une différence qui est ignorée à l’école, et les gars décrochent. »

Noémi Mercier a fait beaucoup de recherches – qu’elle cite et explique – sur le genre pour son travail de journaliste. Elle souligne que le documentaire met beaucoup l’accent sur le fait qu’il y a des différences entre les garçons et les filles, et que les experts affirment qu’elles sont d’origines biologiques. « Mais ce n’est pas parce qu’on observe des différences qu’elles sont forcément d’origine biologique. En fait, très tôt dans leur vie, on traite [les enfants] différemment selon leur sexe avant que ces différences émergent », ajoute-t-elle.

De son côté, Catherine Trudeau dit qu’elle élève ses deux garçons comme des humains, tout simplement. « Et j’ai deux enfants différents. J’ai un échantillon comparatif », soutient-elle.
Cette dernière parle aussi du problème de la littérature jeunesse, qui est très genrée.

Isabelle Plante intervient pour souligner que les différences existent, mais qu’elles sont plus importantes entre les gens de même genre qu’entre les genres eux-mêmes. « En contrepartie, les différences sociales, il y a de gros effets, et c’est massif. »

La professeure explique que des études ont été faites, notamment avec des bébés filles qu’on a habillés en « garçons », et la vidéo ci-dessous montre comment les gens agissent différemment selon le sexe présumé de l’enfant. « Ces mécanismes sont inconscients », dit-elle.


L’expérience évoquée par Isabelle Plante : Girl toys vs boy toys: The experiment (BBC Stories)


Isabelle Plante termine en soulignant que l’égalité des chances en ce qui a trait à l’accès à l’école et à la valorisation des études – en particulier dans les classes sociales les moins favorisées – serait un bon début pour tous les enfants, garçons et filles.

La page web de la Chaire de recherche UQAM sur l’égalité des genres à l’école (CRÉGÉ)

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