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Karyne Lefebvre
Audio fil du dimanche 14 avril 2019

Notre consommation culturelle est de plus en plus polluante

Publié le

Une vieille télévision qui ne fonctionne plus est dans la nature.
Les objets pour consommer des produits culturels générent aussi de la pollution.   Photo : getty images/istockphoto / snb2087

Les 5 milliards de visionnements de la très populaire chanson Despacito ont consommé autant d'électricité que cinq pays d'Afrique réunis en un an. La réalité est que la consommation de musique, de séries, de films et de livres en ligne n'est pas plus écologique que celle des CD, DVD et livres papier, au contraire.

Une étude conjointe des universités de Glasgow et d’Oslo a révélé que les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie musicale ont plus que doublé entre 1977 et 2016. Si l'on consomme moins de plastique avec la forte diminution de ventes de CD et de disques, l’énergie nécessaire pour entreposer, télécharger et gérer la musique en ligne est plus dommageable pour la planète que la fabrication des CD.

Noémi Mercier ajoute que l’infrastructure pour soutenir l’échange et le partage de données provoque une augmentation de la production des gaz à effet de serre qui est comparable à celle de l’industrie aéronautique.

« Cette anxiété environnementale me donne envie de voir plus de films et de lire plus de livres. Ça me pose tout un dilemme. Est-ce qu’il faut se sentir coupable de nos gestes tous les jours? », s'interroge Thomas Leblanc quand il entend ces faits.

Par ailleurs, si les artistes gagnent de moins en moins bien leur vie en vendant des albums de musique, ils peuvent se rattraper en faisant des tournées. Malheureusement, les spectacles engendrent aussi leur part de pollution lors des nombreux déplacements.

La comédienne Catherine Trudeau parle des tournages de films et de séries qui engendrent du gaspillage et de la pollution. « Game of Thrones, c’est 150 décors dans le monde. Ce sont aussi des déplacements. Les décors coûtent très cher et s’en vont souvent à la poubelle », explique-t-elle.

Des solutions existent

Cependant, le milieu culturel commence à prendre conscience de son impact écologique. Thomas Leblanc explique que les promoteurs de spectacles tentent de réduire la pollution lors des déplacements.

Dans la même veine, les éditeurs de livres se sont concertés, il y a 20 ans, pour limiter leur empreinte écologique en imprimant les livres sur du papier plus responsable.

Catherine Trudeau souligne que des initiatives sont aussi mises en place dans l’industrie du cinéma.

Un combat perdu?

Malgré tout, Patrick Senécal reste pessimiste et pense que le combat est perdu d’avance. « Finalement, on pollue tout le temps. On ne peut pas mener tous les combats. [...] On ne fait que retarder l’inévitable. »

Meeker Guerrier est plus optimiste. « Qui aurait dit, il y a trois ans, qu’on aurait trois poubelles, dont le compost? »

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