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Francis Reddy
Audio fil du samedi 12 mai 2018

Les restaurateurs demandent de modifier le partage des pourboires

Publié le

Un pourboire laissé par un consommateur dans un restaurant.
Un pourboire laissé par un consommateur dans un restaurant.   Photo : iStock

Les pourboires des serveurs devraient être partagés entre tous les employés d'un restaurant, dont ceux qui travaillent en cuisine. Nathalie Lehoux, présidente des restaurants Pacini, et le chef Jérôme Ferrer défendent cette idée.

Ils se font les porte-parole d’une cinquantaine de personnalités et de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ), qui demandent toutes la modification de la loi 176 sur le partage des pourboires.

L’article 50 de cette loi, qui existe depuis 2002, dit que les employeurs ne peuvent imposer un partage des pourboires entre les salariés.

« On veut retrouver notre droit de gérance. [...] Actuellement, ce ne sont que les serveurs qui choisissent ou pas de faire un partage avec la cuisine », explique Nathalie Lehoux.

Jérôme Ferrer, chef du restaurant Europea, est aussi convaincu que la loi doit être modifiée.

J’aimerais employer le mot de discrimination. Quand le consommateur va au restaurant, il va vivre une expérience. [...] Je doute que le client laisse spécifiquement son pourboire à la personne qui lui a porté son assiette. Il me semble naturel qu’en restauration, c’est un travail d’équipe, de l’hôtesse jusqu’au plongeur.

Jérôme Ferrer

Jérôme Ferrer croit que les chiffres reflètent l’inégalité entre les différents travailleurs du milieu de la restauration. « Un jeune en cuisine, en moyenne, va gagner de 15 à 16 $ de l’heure, et un serveur va [gagner] de 26 à 30 $ de l’heure », précise-t-il.

En entrevue à On n'est pas sorti de l'auberge
Le chef Jérôme Ferrer Photo : Radio-Canada/Cecile Gladel

Pour lui, les changements sont nécessaires également en raison de la pénurie de travailleurs dans le milieu de la restauration, et particulièrement en cuisine. « On a vraiment besoin de revaloriser la profession, et le partage de pouvoir est une des façons [pour y arriver] », ajoute Nathalie Lehoux.

Une déclaration sera publiée dans les médias québécois lundi. Des représentants de l’ARQ, dont Jérôme Ferrer et Nathalie Lehoux, se rendront le 15 mai en commission parlementaire pour présenter et défendre leur point de vue.

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