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Rebecca Makonnen
Audio fil du mardi 4 juin 2019

Les films de guerre : du débarquement de Normandie à aujourd'hui

Publié le

Des soldats en uniforme dans un bateau, le regard porté au loin.
Le film « Saving Private Ryan » s'ouvre sur une scène qui montre le débarquement de Normandie.   Photo : Paramount Home Entertainment

Une journée comme le 6 juin 1944 a marqué l'Histoire, mais aussi le cinéma. Le film de guerre, d'abord un outil de propagande puis de critique, s'est transformé en une véritable expérience immersive axée sur le divertissement. Analyse d'un genre cinématographique par Daniel Racine, critique de cinéma, et Martin Forgues, journaliste indépendant et vétéran de la guerre en Afghanistan.


LES FILMS DE PROPAGANDE
Cette tendance est devenue plus notable au tournant des années 1960, alors qu’il fallait « vendre » la guerre du Vietnam auprès de l'opinion publique, observe Martin Forgues.

The Green Berets, de John Wayne
Un des premiers exemples. Un film résolument anticommuniste.

Passchendaele, de Paul Gross
Un exemple contemporain de film proguerre.

Hyena Road, de Paul Gross
L'équivalent canadien du film de propagande, celui-ci portant sur le conflit en Afghanistan.

LES FILMS SPECTACLES
Avec les moyens techniques contemporains, tout un volet des films de guerre s'est transformé en films événements. « Il faut désormais que ces œuvres soient immersives, capables de plonger les spectateurs au plus près de l’action, explique Daniel Racine. On favorise davantage le ressenti physique plutôt que le ressenti psychologique. »

Dunkirk, de Christopher Nolan


Saving Private Ryan
, de Steven Spielberg
Steven Spielberg a déjà dit en entrevue que « peu importe la qualité d’un film de guerre, il la dénonce toujours ». Malgré quelques élans de patriotisme, dès la scène d’ouverture ce film nous lance en plein visage le côté dévastateur des champs de bataille.

C’est un genre qui s’astreint à des codes et, en général, mieux vaut ne pas être trop critiques pour obtenir l’aval des studios ou le soutien logistique de l’armée. C'est très important si on ne veut pas des chars d’assaut en carton.

Martin Forgues, journaliste indépendant et vétéran de la guerre d'Afghanistan

LA DÉNONCIATION PAMPHLÉTAIRE
François Truffaut a déjà énoncé l’idée « que les films antiguerre n’existent pas », indique Daniel Racine. Il voulait dire par là que le cinéma comme spectacle visuel a la mauvaise manie de glorifier la guerre et ceux qui la font. Pour la critique, il faut donc surtout se tourner vers le genre documentaire, ou le pamphlet cinématographique. On peut citer en exemple Dirty Wars, de Jeremy Scahill, War Inc., de Joshua Seftel, Restrepo et Khorangal, de Sebastian Junger, ou Fahrenheit 9/11, de Michael Moore.

[Quand on] garde son esprit critique en état d’alerte, prêt à plonger dans les livres d’histoire pour vérifier les faits, les films de guerre demeurent une bonne façon de revisiter les principaux événements qui ont grandement influencé la géopolitique actuelle.

Daniel Racine, critique de cinéma

LES SÉRIES DOCUMENTAIRES COMME DEVOIR DE MÉMOIRE
« Je vous conseille fortement de vous nourrir des impressionnantes images d’archives de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale. » De nombreux jeunes cinéastes britanniques, américains et canadiens ont risqué leur vie pour documenter les combats.

La série Apocalypse de la chaîne France 2
De précieuses bobines ont été restaurées et colorisées, nous montrant les réels protagonistes de ces conflits armés.

Les films d'actualité (newsreel) de l’Office national du film
Disponibles sur ONF.ca

Le documentaire 6 juin 1944 : la lumière de l'aube, de Jean-Christophe Rosé
Disponible gratuitement sur YouTube

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