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Les zines, un espace d'intimité radicale

On dira ce qu'on voudra

Avec Rebecca Makonnen

En semaine de 20 h 30 à 21 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 00 h 30)

Les zines, un espace d'intimité radicale

Audio fil du jeudi 15 novembre 2018
Le zine «Fru d'la plotte» avec des lettres découpées et une femme devant des dauphins.

Le zine «Fru d'la plotte» a été concocté par Sara Hébert.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Dufresne

Les zines connaissent une popularité croissante. Autoéditées et fabriquées à la main, ces petites publications circulent sous le manteau, dans des circuits parallèles à l'industrie officielle du livre. Pour les artistes qui en publient et les communautés qui se les procurent, les zines offrent un espace d'expression de soi intime et radical, qui permet de livrer sans filtre des discours et de dévoiler des identités marginalisées.

Avec les zines, j'ai découvert pour la première fois des témoignages et des histoires écrites par gens qui avaient des backgrounds similaires au mien, que je ne trouvais pas dans les médias traditionnels.

Starchild Stela

Après avoir été d'abord avide de lire les zines des autres, Starchid Stela a commencé à écrire et à dessiner ses propres publications. Ses zines abordent de manière frontale et affirmée des sujets délicats, comme les agressions sexuelles, la santé mentale, la douceur radicale et les traumatismes. La distribution plus limitée des zines permet de créer une communauté bienveillante autour des publications, contrairement aux réseaux sociaux où les commentaires violents et négatifs sont désormais monnaie courante pour les personnes marginalisées qui prennent la parole.

Les zines et autres créations de Starchild Stela se trouvent ici : Fantasy Club (Nouvelle fenêtre).

Starchild Stela, avec une veste et des lunettes roses pâles, au micro dans la librairie l'Euguélionne. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stela Starchild, artiste de zines.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Dufresne

Le zine permet une complète liberté de dire ce qu'on veut et de la façon dont on veut. Une authenticité extrême.

Sara Hébert, alias Bijou de banlieue

Dans ses collages, Sara Hébert utilise quant à elle un humour pinçant et sarcastique dénonçant les discours sexistes et patriarcaux qui la choquent au quotidien. Ses titres comme Fru d'la plotte ou Brainwashée, ma pitoune sont délibérément provocants et attisent la curiosité dans les salons et foires de zines. « Il y a un esprit de communauté qui se crée autour du zine; on a un contact direct avec les gens qui viennent les chercher dans les salons . »

Sara Hébert à la librairie l'Euguélionne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sara Hébert diffuse ses zines sous le nom «Bijou de banlieue».

Photo : Radio-Canada

Les zines et autres collages de Sara Hébert peuvent être vus sur sa page Bijou de banlieue (Nouvelle fenêtre).

Ces deux artistes et près de 300 autres seront rassemblés à Expozine (Nouvelle fenêtre), une grande foire annuelle du zine et de la petite édition qui se tiendra les 24 et 25 novembre prochains.

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