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Rebecca Makonnen
Audio fil du mercredi 19 septembre 2018

Ivanie Aubin-Malo : la danse pour retrouver ses origines autochtones

Publié le

La danseuse Ivanie Aubin-Malo lors du festival «Présence autochtone | Terres en vues» en 2016.
La danseuse Ivanie Aubin-Malo lors du festival «Présence autochtone | Terres en vues» en 2016.   Photo : Mario Faubert

Beaucoup de jeunes Autochtones qui ont été coupés de leurs racines cherchent à s'y reconnecter. Pour Ivanie Aubin-Malo, d'origine malécite, ce contact avec ses origines est passé par la danse. Formée en danse contemporaine, elle a fait la rencontre, à l'âge adulte, d'un danseur de pow-wow qui l'a incitée à aller apprendre la danse fancy shawl. Elle présente une nouvelle création à la forme hybride, qui mélange danse contemporaine et danse autochtone.

C'est à l'adolescence que la danse s'est imposée à Ivanie Aubin-Malo comme façon d'extérioriser des émotions difficiles qu'elle n'arrivait pas à nommer. « Mon corps ne trouvait pas d'autre façon de les exprimer que par la danse », se souvient-elle. Tant et si bien qu'elle a décidé de suivre une formation professionnelle, à l'UQAM et à l'École de danse contemporaine de Montréal.

C'est à la fin de cette formation qu'elle a ressenti le besoin de reconnecter avec sa culture malécite, et la culture autochtone au sens large. Une heureuse rencontre avec un danseur de pow-wow l'a amenée à Vancouver, où elle a passé quatre mois à apprendre le fancy shawl, une danse féminine interprétée dans les pow-wow. Il s'agit d'une danse très colorée et flamboyante, avec de nombreux sauts et tours, aussi connue sous le nom de danse du papillon.

Garder vivante la culture malécite
Ivanie Aubin-Malo a ensuite pris la route des pow-wow. Elle s'est promenée de communauté en communauté pour participer à ces grandes célébrations que sont les pow-wow. Elle en parle comme d'un apprentissage, une rencontre qui se fait pas à pas : « Pour moi c'était une manière de m'engager concrètement, visiblement avec ma culture autochtone, mais aussi avec ma communauté. De dire à tous et à moi-même " Je suis autochtone, et je veux m'engager là-dedans." »

La première nation malécite de Viger a été reconnue par le gouvernement seulement en 1989. Le grand-père d'Ivanie, Jean-Marie Aubin, a d'ailleurs joué un rôle important dans l'atteinte de cette reconnaissance. « On a été [gommés] de l'histoire pendant longtemps », rappelle-t-elle.

Être dans les pow-wow et sur la scène de danse contemporaine et dire " Je suis malécite, Nil Wolastoq ", c'est beaucoup pour montrer qu'on est présents sur le territoire québécois, pour réveiller la culture et la langue.

Ivanie Aubin-Malo

La danse contemporaine à travers le prisme autochtone
L'expérience d'Ivanie Aubin-Malo comme danseuse de pow-wow est venue nourrir sa démarche de création. Dans sa prochaine pièce, Mula, qui sera présentée à Tangente, elle met en scène une discussion interne entre l'aigle, l'ours, elle-même et son ancêtre. Mula, qui signifie « aller en profondeur » en langue malécite, témoigne de cette quête des origines qui l'a animée dans les dernières années.

Ivanie Aubin-Malo participera au pow-wow de l'Université McGill le 21 septembre.
La pièce Mula sera présentée du 8 au 11 novembre à l'édifice Wilder.

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