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<em>Crazy Rich Asians</em>, le <em>Black Panther</em> de la communauté asiatique

On dira ce qu'on voudra

Avec Rebecca Makonnen

En semaine de 20 h 30 à 21 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 00 h 30)

Crazy Rich Asians, le Black Panther de la communauté asiatique

Audio fil du mardi 28 août 2018
Une scène du film Crazy Rich Asians, montrant une fête où tout le monde semble riche.

Une scène du film Crazy Rich Asians

Photo : Warners Bros

Avec une distribution composée entièrement de comédiens asiatiques, le film Crazy Rich Asians souffle un vent de fraîcheur sur le cinéma hollywoodien. Plus qu'une simple comédie romantique, le film dresse un portrait très actuel des différentes générations d'immigrants asiatiques en Occident, soutiennent la comédienne Alice Tran et la directrice en création publicitaire Thimalay Sukhaseum.

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est qu’il y a une panoplie de personnalités asiatiques [différentes]. Souvent, on va voir des femmes asiatiques un peu gênées, introverties, qui ne parlent pas bien français, qui travaillent dans des dépanneurs. Là, ce n’est pas ça du tout.

Alice Tran

« Voir une distribution complètement asiatique porter des thèmes [nord-américains], [...] j’ai trouvé ça ultra rafraîchissant », affirme Thimalay Sukhaseum. Elle indique toutefois avoir quelques réserves quant au jeu des acteurs, qui lui rappelait quelques fois celui des acteurs de feuilletons thaïlandais que regardait sa mère.

« C’est sûr qu’il y a des moments un peu kitsch, mais c’est tellement assumé [que ça passe bien] », estime Alice Tran. Elle explique s’être beaucoup identifiée au personnage principal du film, Rachel Chu, une femme immigrante de deuxième génération, tout comme elle.

Un exemple pour le Québec?

À l’image du film Panthère noire (Black Panther), qui mettait de l’avant la communauté afro-américaine, Crazy Rich Asians présente une distribution 100 % asiatique. Une telle production pourrait-elle voir le jour au Québec?

« Nous sommes prêts à voir ça. Par contre, est-ce que le bassin d’acteurs est là? C’est la question que je me pose », dit Thimalay Sukhaseum. Elle explique avoir tenté de recruter des personnes asiatiques dans le contexte de son travail en publicité, sans véritable succès.

« Je ne pense pas que ça serait possible actuellement, juste parce qu’on n’a pas de voix assez fortes. [...] Tant qu’on n’a pas une personne qui a un pouvoir économique, qui peut vraiment prendre des décisions, [...] ça ne marchera pas », affirme Alice Tran.

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