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Rebecca Makonnen
Audio fil du mercredi 13 juin 2018

Ève Tagny : la photo, le temps et la parole pour guérir

Publié le

Le dos d'un homme noir est photographié côte-à-côte avec l'image d'une plante tropicale.
Deux photos qui font partie de l'exposition Lost Love, d'Ève Tagny.   Photo : Ève Tagny

Ève Tagny utilise la photographie pour mettre l'objectif sur la vulnérabilité que ressentent plusieurs personnes, particulièrement les hommes, aux prises avec des problèmes de santé mentale. Avec la série Lost Love, la photographe a ainsi voulu extérioriser le processus du deuil qu'elle a elle-même vécu après le suicide de son amoureux, avec qui elle a consommé une romance aussi brève qu'intense.

« On n’est pas à l’abri de cette vulnérabilité humaine, explique-t-elle. Ça a des effets dévastateurs, et c’est important de regarder les façons de guérir pour ceux qui restent. »

La nature comme métaphore pour la vie, la mort, le deuil

Avec une émotion contenue, la jeune femme raconte que la nature s’est imposée d’elle-même comme pilier de son œuvre, parce qu’elle peut représenter tous les stades de la vie, mais surtout parce qu’elle a teinté un moment traumatisant pour elle. C’est que c’est elle qui a retrouvé son copain sans vie. « Ça a été une image très forte. Il était là, au milieu de ce jardin tellement vivant, vert, qui continuait à pousser autour, raconte-t-elle. C’est un lieu où toutes les phases du vivant se croisent. Il y a croissance et disparition en même temps. »

Eve Tagny était la seule Canadienne dans la présélection du prestigieux Contemporary African Photography Prize (CAP Prize), dont les lauréats ont été dévoilés plus tôt le 13 juin 2018.

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