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Rebecca Makonnen
Audio fil du mercredi 9 mai 2018

Marie-Gold : celle qui ne fait pas de « rap féminin »

Publié le

Une jeune femme habillée en jaune tient un arc-à-flèches jaune et noir.
La rappeuse et beat-makeuse Marie-Gold lance un premier EP solo   Photo : Étienne Dufresne

« Je [...] ne recommence clairement pas à zéro, parce que ça a été tellement une belle école, Bad Nylon, sur plein d'aspects, autant musicaux que sociaux », affirme la rappeuse et faiseuse de rythmes Chloé Pilon Vaillancourt, alias Marie-Gold, qui, quelques mois après la dissolution du collectif rap Bad Nylon, qu'elle a fondé, lance avec fierté un premier microalbum en solo.

L’après-Bad Nylon
En janvier 2018, le groupe Bad Nylon lançait son troisième opus, en même temps qu’il annonçait sa dissolution. Une stratégie étonnante pour certains, mais pour les membres, il était important d’honorer le travail qu’elles avaient fait dans les derniers mois. « Ce n’est pas toutes les filles qui voulaient se lancer [...] à temps plein dans le rap », raconte Marie-Gold à propos de ses collègues. Un choix qu’elle respecte entièrement, mais qui n’allait pas l’empêcher de poursuivre sa passion. « Moi, c’était à 100 % ou rien. S’il y avait un projet qui était à 60 % [...], je préférais aller solo à 100 % », raconte-t-elle.

Prendre sa place
Marie-Gold n’a jamais voulu faire grand cas du fait que Bad Nylon était le premier collectif rap entièrement constitué de femmes, mais elle était consciente de l’attention que cela pouvait apporter. « Aujourd’hui, je fais vraiment une [distinction entre le] fait d’être une fille dans le rap et juste être une artiste qui veut s’épanouir et s’exprimer comme individu », précise-t-elle. Si elle est consciente que le domaine du rap ou du hip-hop est dominé par des hommes, dont certains peuvent être machos, elle croit tout de même qu’il y a de la place pour des artistes qui travaillent fort, peu importe leur sexe. « Je suis un peu mal à l’aise avec l’expression "rap féminin" ou "hip-hop féminin" parce qu’on n’est pas une sous-catégorie du rap, ou une catégorie à part », avance-t-elle.

Marie-Gold a suspendu ses études en génie à l'École polytechnique de Montréal pour se consacrer entièrement à sa passion, qui la fait vibrer depuis quelques années déjà. « J’aimais énormément l’énergie du rap, et au départ, le fait qu’il manque de filles, pour moi, c’était au contraire une source de motivation, c’était une immense porte ouverte », raconte-t-elle.

Le microalbum Goal : une mélodie, de Marie-Gold, sera en vente sur toutes les plateformes dès le 11 mai.

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