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Pour que la diversité ne surprenne plus

On dira ce qu'on voudra

Avec Rebecca Makonnen

Du lundi au jeudi de 20 h 30 à 21 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 00 h 30)

Pour que la diversité ne surprenne plus

Olivier Choinière et Rebecca Makonnen.

L’équipe d'On dira ce qu'on voudra souligne la contribution du metteur en scène Olivier Choinière en lui décernant le premier doctorat Honoris Voudra!

Photo : Radio-Canada

Le metteur en scène Olivier Choinière s'est démarqué l'an dernier en organisant des auditions théâtrales spécialement destinées aux gens issus de la diversité culturelle : il souhaitait ouvertement que sa nouvelle pièce reflète mieux la société québécoise. Maintenant que Jean dit, qui met en scène « douze interprètes et un band de death metal », est à l'affiche au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui, et ce, jusqu'au 17 mars, l'équipe d'On dira ce qu'on voudra a décidé de souligner la contribution de l'artiste en lui décernant le tout premier « doctorat honoris voudra »!

Si le geste et la statuette se veulent sans prétention, ils ont néanmoins une forte teneur symbolique. L’équipe décernera le prix pour souligner une création qui contribue à rendre notre monde plus équitable, histoire de mettre en valeur le pouvoir de l’art comme moteur de la société.

Créer la pièce Jean dit
Olivier Choinière souhaitait dès le départ donner aux acteurs issus des communautés culturelles la place qui leur revient, sans que la diversité soit le sujet de l’œuvre. Ce qui l’inspire, c’est sa société, et la diversité en fait simplement partie.

On a réussi à passer l’idée que c’est notre société, [et sa diversité], qui se retrouve sur scène et qu’il n’y a rien d’extraordinaire là-dedans. Au contraire, c’est naturel qu’on y retrouve une Asiatique, un Haïtien, des accents, et que la question ne se pose pas. Pour moi, c’est mission accomplie!

Olivier Choinière, metteur en scène
La statuetteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’équipe d'On dira ce qu'on voudra décernera le doctorat «Honoris Voudra » pour souligner une création artistique qui contribue à rendre notre monde plus juste et équitable.

Photo : Radio-Canada

Le metteur en scène a d’abord reçu 150 candidatures, pour finalement choisir les acteurs selon leur propension à mener à bien ce type de création théâtrale. Le processus demande souplesse et entraînement : Choinière raconte d’ailleurs avoir jeté 60 % du texte quelques mois avant la première. Il cherchait avant tout des comédiens avec une grande capacité d’adaptation.

Créer un précédent?
Olivier Choinière affirme qu’il souhaite continuer à solliciter des acteurs issus de la diversité lorsque le rideau tombera sur sa présente pièce. À moins d’un concept qui justifierait une autre approche, le créateur souhaite que cette sensibilité fasse maintenant partie de son travail.

L’auteur se demande cependant à quelle vitesse le monde du théâtre québécois va emboîter le pas. Pour ce faire, « il faut que les directeurs artistiques, les théâtres, les diffuseurs, les metteurs en scène soient également rendus là ». Selon Choinière, l’accès à la formation théâtrale est aussi une question importante, laquelle a des répercussions sur les futurs acteurs issus de la diversité.

Il y a toute une question à saisir : C’est quoi, "nous"? C’est quoi notre identité sur scène? On a de la difficulté à assumer qu’on va jouer un classique avec un accent québécois. On continue de faire les pièces de répertoire avec un accent français international, qui est en fait un accent parisien du 19e arrondissement! Moi, je trouve ça complètement absurde.

Olivier Choinière, metteur en scène

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