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Rebecca Makonnen
Audio fil du lundi 20 novembre 2017

La littérature jeunesse en quête de diversité

Publié le

Les femmes issues de la diversité sont les mieux placées pour parler de la diversité.
L'autrice Sophie Bienvenu, la libraire Gabriella Kinté et la bédéiste Dimani Mathieu Cassendo ont discuté de diversité en littérature jeunesse.   Photo : Radio-Canada / Amarilys Proulx

Pour Sophie Bienvenu, autrice, Gabriella Kinté, fondatrice de la librairie Racines, et D. Mathieu Cassendo, bédéiste, la diversité culturelle est primordiale en littérature jeunesse. Les trois femmes racontent la manière dont elles tentent de l'intégrer à leur travail.

« C’était très difficile de trouver un livre pour mon fils au Salon du livre », raconte Gabriella Kinté. Les personnages noirs sont souvent représentés dans la savane, avec des lions, loin de la vie moderne et québécoise dans laquelle son fils est élevé. « Tous les livres, c’était ça : dans un village, avec des animaux; c’est très cliché. » Elle soutient cependant que le manque de diversité dans les grandes librairies relève du choix. « Moi, je commande des livres d’auteurs racisés. Parce qu’il y en a. Ça demande un effort et une conscientisation, mais ce n’est qu’une question d’organisation », affirme-t-elle.

Pour Sophie Bienvenu, aborder les questions de diversité dans les livres pour enfants est une responsabilité. Dans la rédaction de La princesse qui voulait devenir générale, elle a éprouvé des difficultés à inclure de la diversité culturelle : « Je ne suis pas Noire et ce ne sont pas des enjeux que je connais. J’ai beau essayer, il faut surtout donner la place aux auteurs et autrices issus de la diversité. » Cette dernière a été invitée à participer à un panel sur la diversité dans la littérature jeunesse au Salon du livre de Montréal, mais elle a préféré céder sa place lorsqu'elle a constaté qu'il n'y avait aucun panéliste issu de la diversité.

Quand la bédéiste D. Mathieu a commencé à dessiner, elle imaginait des personnages blancs parce qu'elle pensait que c’était la norme, se souvient-elle. « Le truc, c’est que moi, je n’irai jamais écrire une histoire avec une personne principale blanche maintenant, parce que ce n’est pas ma réalité. » D’où l’importance, selon elle, d’avoir des personnages dans lesquels les enfants qui commencent à lire et à s’éveiller sur le monde peuvent s’identifier.

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