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Rebecca Makonnen
Audio fil du jeudi 9 mai 2019

Les noms de famille composés sont-ils appelés à disparaître?

Publié le

Photo d'une femme souriante, avec des couleurs surannés. Le texte «Le nom de ma mère» apparait en surimposition, ainsi que le logo de Transistor.
Le balado « Le nom de ma mère » est réalisé par Marie-Hélène Frenette-Assad.   Photo : Le nom de ma mère

Choisir un nom de famille pour son enfant est une décision chargée de sens. Elle l'est encore plus maintenant qu'une génération de jeunes parents avec des noms de familles composés doivent faire des des choix déchirants. Dans son balado Le nom de ma mère, Marie-Hélène Frenette-Assad explore avec plusieurs invitées, dont Rose-Aimée Automne T.-Morin, toutes les facettes de la décision que doivent prendre les parents de léguer – ou non – leur nom.

Depuis la réforme du droit de la famille, en 1981, les femmes peuvent léguer leur nom de famille à leur enfant, soit seul ou composé avec celui de l'autre parent. Pour plusieurs femmes, il s'agit d'un choix féministe que de passer son nom à la prochaine génération, en rupture avec la tradition patrilinéaire. Presque 40 ans après la réforme, le choix reste complexe à faire pour beaucoup de parents, en particulier pour les mères.

Le nom de ma mère aborde la question sous une panoplie d'angles, du légal au féminisme en passant par l'identitaire. Dans une démarche introspective et personnelle, Marie-Hélène Frenette (nom de sa mère)-Assad (nom de son père) a décidé d’explorer les raisons personnelles qui ont poussé sa mère à lui donner un si long nom. Elle y reçoit des femmes de deux générations de féministes, notamment la chroniqueuse Rose-Aimée Automne T. Morin, l’avocate Jocelyne Olivier, la conseillère municipale Isabelle N. Miron et l’historienne Marie Lavigne.

Les parents à noms composés
La pratique des noms doubles a connu son apogée avec environ 22 % des nouveau-nés dans les années 1980, avant de diminuer jusqu'au seuil d'environ 10 % en 2019. Maintenant que les enfants à noms à penture deviennent à leur tour parents, ils doivent choisir parmi toute une déclinaison de combinaisons possibles quand vient le temps de nommer leur enfant.

La mère va souvent dire qu’elle n’est pas capable de choisir entre ses deux noms, a constaté Marie-Hélène Frenette-Assad. Donc on va donner le nom du père. Mais l’inverse est plutôt rare. Les pères font rarement preuve d’autant d’abnégation.

Marie-Hélène Frenette-Assad

Interpellée par les questions de Marie-Hélène Frenette-Assad, Rose-Aimée Automne T.-Morin a questionné pour la première sa mère sur l'origine de son nom. « Elle voulait qu’en tant que mère, son nom se retrouve dans le mien. Mais comme elle avait été adoptée, elle ne se sentait pas tout à fait une « Tardif », d’où le « T. ». Son rapport au nom de famille était féministe, mais aussi vraiment identitaire. »

Une génération plus tard, son frère a choisi de nommer son propre enfant « T. Morin », pour qu'il puisse avoir le même nom que sa tante. « J'ai compris que le nom de famille pouvait aussi être le marqueur d'un clan », observe-t-elle.

Résumé
Balado documentaire sur le nom de famille composé au Québec et sa possible disparition. En 1981, le Québec vit une réforme majeure dans son code civil : les femmes ont désormais les mêmes droits que les hommes dans la famille.

C’est aussi à partir de ce moment-là que les mères ont pu transmettre leur nom de famille à leurs enfants. Si durant les deux décennies qui ont suivi, le nom de famille double a été assez populaire au Québec, moins de 10 % des familles choisissent cette option pour leurs enfants aujourd’hui.

Au cours des cinq épisodes de la série, deux générations de femmes s'ouvrent sur les raisons qui les ont poussées à donner leur nom – ou pas – à leurs enfants ainsi que sur la filiation, l'identité, l'égalité et l'impact de porter deux noms de famille dans leur vie.

Le nom de ma mère est disponible à partir du 9 mai. 

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