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Rebecca Makonnen
Audio fil du mercredi 20 mars 2019

Solène Paré, plus jeune metteuse en scène à se voir confier la scène de l'Espace Go

Publié le

Portrait en noir et blanc de Solène Paré.
Solène Paré, metteure en scène.   Photo : Espace Go

À seulement 27 ans, Solène Paré voit sa mise en scène se déployer sur les planches de l'Espace Go, une première pour une artiste de cet âge. Le théâtre à vocation féministe lui a ouvert ses portes pour une résidence de trois ans. Sa première pièce, Quartett, inspirée du roman Les liaisons dangereuses, remet en question la mise en scène des sexualités et la chorégraphie des désirs.

La vocation théâtrale est venue très tôt à Solène Paré. Dès son plus jeune âge, sa mère, mordue des arts, la traînait avec elle dans des manifestations artistiques de tous les genres. Ce contact précoce a façonné sa passion pour les ambiances, les décors, les costumes et toute la mise en scène qui donne corps aux pièces. « J'étais parfois trop jeune pour comprendre le propos, se souvient-elle, mais j'étais prise au corps par le son et les images; j'avais de véritables réactions physiques. »

Quartett : cruelles intentions
La pièce Quartett, une réinterprétation des Liaisons dangereuses par le dramaturge Heiner Müller, aborde le sujet de l’origine de la violence. La marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont y reconstituent les viols qu’ils ont commis et y incarnent leurs propres victimes. « Est-ce que c’est par ennui? Pour ressentir des émotions brutes? » demande Solène Paré. « On a essayé de trouver ses motivations profondes, sans donner de réponses prémâchées. On laisse le public à trouver ses propres réponses. »

J’aime le théâtre quand il y a la présence de la mort et qu'on se rappelle qu’on est vivant. J’aime quand plane l’âme de la mort, quand on se souvient qu’on est sensible.

Solène Paré

Résumé de la pièce
Personnages immoraux inspirés du roman Les liaisons dangereuses, de Laclos, la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont – que l’on imagine être les derniers humains sur terre – alimentent un rituel du désir aussi destructeur que charnel. Ensemble, ces libertins rejoueront l’effondrement de leurs anciennes victimes dans une constante quête de jouissance.

À l’ère des égoportraits, où le regard est orchestré jusque dans nos vies intimes et le narcissisme, socialement accepté, cette pièce propose une réflexion sur l’entrelacement du désir et du jeu : jusqu’où nous mettons-nous en scène afin de vivre nos sexualités? De quoi sont faites nos chorégraphies du désir?

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