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Rebecca Makonnen
Audio fil du mercredi 13 mars 2019

Si Alanis Obomsawin était ministre de la Culture

Publié le

Portrait d'Alanis Obomsawin sur fond noir.
Le regard pétillant d'Alanis Obomsawin.   Photo : Radio-Canada / Stéphanie Dufresne

Les idées se bousculent dans la tête toujours aussi créative d'Alanis Obomsawin. L'artiste multidisciplinaire abénaquise a pas moins de 50 films à son actif, un album de chant et un riche parcours militant et artistique. Et si on la nommait ministre de la Culture, que ferait-elle? Langues autochtones, éducation, réconciliation : elle livre les grandes lignes de son programme.

Les grandes lignes du programme d'Alanis Obomsawin

Si j'étais ministre de la Culture

1. Les différentes langues et cultures du Canada
Je ferais connaître toute la richesse des langues autochtones qui existent encore – il y en a qui disent qu’il y en a 56, d’autres 60.

2. L'importance de l'éducation chez les jeunes
Je ferais en sorte que ces langues soient reconnues dans les écoles, afin que les enfants aient une idée de la richesse de l’histoire du Canada. Non seulement une découverte des nations, mais aussi une manière de survivance, de guérir, de découvrir l’amour d’un peuple et de s’éloigner de la haine dans toutes ses formes.

3. Réconciliation et histoire
J’aurais de grands projets, qui feraient connaître l’histoire d’un pays qui a tellement été cachée depuis des décennies.

4. Le théâtre en tant que médium traditionnel pour les nations autochtones
J’encouragerais des pièces de théâtre avec beaucoup d’humour et beaucoup d’amour, pour que les gens se reconnaissent et se sentent bien dans leur peau. Le théâtre étant une forme de réconciliation et d’expression fondamentale à toutes ces nations.
Il y a justement deux pièces de théâtre montées par des créatrices autochtones sur scène ces temps-ci :

  • Kiinalik: These Sharp Tools, de l’artiste inuk Laakkuluk Williamson Bathary et la performeuse queer Evalyn Parry, du 12 au 16 mars à Espace Libre
  • Tlakentli, du 14 au 16 mars à la Cinquième Salle de la Place des Arts

5. Les créatrices et créateurs, des maîtres avec des responsabilités
Les décisions par rapport aux histoires et aux sujets doivent être prises par les créateurs et créatrices, et non pas les producteurs et productrices, pour qu’ils et elles voient leurs capacités de création grandir, et reconnaissent leurs responsabilités.

6. Soutien de l’ONF et de Radio-Canada
J’augmenterais les budgets de l’ONF, pour qu’il puisse continuer à faire des films et des documentaires très importants pour se reconnaître dans l’expression de l’avenir et donner des exemples forts de bien-être et d’amour. Je continuais d’encourager financièrement Radio-Canada pour la production de contenants et de contenus forts, exprimant la diversité canadienne.

7. En extra
Finalement, quand je serai vieille, j’irai dans des garderies et des hôpitaux avec des enfants malades, pour faire du bénévolat, chanter et bercer les enfants.

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