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Rebecca Makonnen
Audio fil du mercredi 7 novembre 2018

Les histoires de chasse de Stéphanie Boulay

Publié le

Stéphanie Boulay et son père Paul-Aimé sont devant un camion pick-up.
Stéphanie Boulay et son père Paul-Aimé.   Photo : Stéphanie Boulay

Stéphanie Boulay ne fait pas seulement de jolies chansons, elle raconte aussi de belles histoires. Elle revient d'un voyage de chasse à Dunière, en Gaspésie, avec son père, Paul-Aimé. L'hypersensible notoire nous conte ses histoires de chasse; pick-up, chien de sang et larmes compris.

Le duo père-fille est revenu de son périple avec un bel orignal dans la boîte de la camionnette. Ce n'est pas Stéphanie qui a tiré le coup fatidique qui a atteint la bête, mais son père, qui hésitait à la laisser tenter le coup. Pourtant, a-t-elle appris dans ses cours de port d'arme, « c'est documenté, statistiquement, quand une femme pèse sur la gâchette, elle atteint plus souvent sa cible ».

Le père de Stéphanie Boulay sur le terrain de chasse.
Le père de Stéphanie Boulay sur le terrain de chasse.   Photo : Stéphanie Boulay

Le coup de fusil était loin d'être la fin de l'histoire. La bête a été atteinte, mais pas tuée par la balle. En essayant de s'en approcher, Stéphanie et son père l'ont fait fuir, et ne sont pas arrivés à la suivre. Ils ont donc décidé de faire appel à des chiens de sang pour la retrouver. Avant que la vie de l'orignal prenne fin pour de bon, Stéphanie s'est assise près de la bête pour lui parler. « Et j'ai pleuré! », raconte-t-elle, avant de débiter l'animal de 1000 livres qui la nourrira abondamment en viande.

Stéphanie Boulay exhibe fièrement son ensemble de chasseuse. Elle porte une chemise à carreaux et un fusil.
Stéphanie Boulay exhibe fièrement son ensemble de chasseuse.   Photo : Papa Boulay

« J'ai senti qu'il fallait que je gagne ma place, que je prouve ma valeur, explique-t-elle. Je suis néophyte, je ne connais pas autant de choses que ces hommes-là, mais j'avais des instincts, mes sens étaient quand même affutés. » Sous l'impulsion de l'adrénaline, elle est arrivée à accomplir des choses dont elle ne se serait pas crue capable.

L'hypersensible se promet de répéter l'expérience – elle a même un projet artistique en développement. Et même si elle trouve que ce n'est pas parfait, la chasse, elle préfère tuer elle-même la bête dont elle mange la viande que de l'acheter à l'épicerie.

Paul-Aimé Boulay, le père de Stéphanie, prend un moment de repos pendant la chasse. Il est assis sur un tronc dans la forêt.
Paul-Aimé Boulay, le père de Stéphanie, prend un moment de repos pendant la chasse.   Photo : Stéphanie Boulay

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