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Rebecca Makonnen
Audio fil du lundi 5 novembre 2018

Suspiria et Climax : danse et horreur franchissent une nouvelle étape

Publié le

Une danseuse de ballet avec un regard troublant.
Scène du film Suspiria, du réalisateur Luca Guadagnino   Photo : Amazon Studios

Quand la danse s'invite au cinéma d'horreur, c'est généralement pour nous en décliner les clichés : une ballerine tourmentée, pas très saine d'esprit, qui tourne sur elle-même avant de mourir... de la façon la plus tragique possible. Annie Nociti-Dubois nous annonce que les choses changent, enfin, notamment grâce aux films Suspiria et Climax.

Pourquoi des films comme Le cygne noir ou Les chaussons rouges ont-ils si facilement mis en scène la danseuse stéréotypée? La chroniqueuse soutient l’hypothèse que le milieu de la danse est trop souvent malsain : recherche de la perfection, compétition, passion, dévouement extrême pour une quête personnelle... Bref, la trame parfaite pour amorcer une histoire qui tourne mal.

Or, dans ces films, la danse est à l’arrière-plan. Elle n’est pas présente pour appuyer et faire évoluer la trame narrative. Mais avec Suspiria et Climax, on révolutionne l'utilisation de la danse au cinéma.

[La danse] est au cœur du propos. Il y a une réelle réflexion derrière la gestuelle et les choix artistiques.

Annie Nociti-Dubois, chroniqueuse

Les films en question :

Suspiria : C'est l’histoire de Susie, une jeune danseuse américaine qui, en 1977, débarque à Berlin dans l’espoir d’intégrer une célèbre compagnie de danse. Mme Blanc, la chorégraphe, lui donne rapidement le rôle de première danseuse. Au fil des répétitions, les deux femmes deviennent de plus en plus proches et, évidemment, des choses terrifiantes vont se passer!

Climax : C'est l’histoire d’une troupe de danseurs qui passe quelques jours à la campagne dans une école abandonnée pour créer un spectacle. Après la dernière répétition, ils boivent de la sangria, laquelle est contaminée par une drogue... Et ça dégénère.

« Culturellement, on est rendus là. »
Annie Nociti-Dubois affirme que cette nouvelle contribution de la danse à la culture populaire n’est pas seulement observable au cinéma. Internet aurait beaucoup contribué à cet essor, en donnant accès à un savoir infini sur des styles internationaux, notamment les danses africaines reprises par des artistes comme Rihanna ou Childish Gambino. Ajoutons au passage les nombreuses émissions qui mettent la danse à l’honneur et qui font une place de choix à des styles autrefois marginalisés.

Ainsi, une pluralité de styles, notamment en danse contemporaine, ont pris leur place dans la sphère publique.

L’œil du spectateur accroche de moins en moins. Il est plus ouvert à recevoir et comprend un peu mieux ce que c’est.

Annie Nociti-Dubois, chroniqueuse

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