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Rebecca Makonnen
Audio fil du jeudi 25 octobre 2018

La rédemption de Britney, 20 ans après Baby One More Time

Publié le

Britney Spears à l'âge de 16 ans dans son iconique costume d'écolière dans le vidéoclip de la chanson «Baby one more time».
Britney Spears à l'âge de 16 ans dans son iconique costume d'écolière dans le vidéoclip de la chanson «Baby one more time».   Photo : Jive

« Si Britney a traversé 2007, on peut passer à travers la journée » est une phrase qui a accompagné un grand nombre d'entre nous dans les épreuves qui ont jalonné la dernière décennie. La superstar de la pop a certes connu les cimes du succès comme le gouffre de la déchéance. Judith Lussier retrace le parcours de l'ingénue depuis son entrée en scène fracassante, il y a 20 ans, en se demandant : « Mais comment t'as fait, Britney? »

Extraits de la lettre de Judith Lussier à Britney Spears

Chère Britney,

On a presque le même âge, toi et moi, et depuis le début de ta carrière, je te regarde évoluer avec admiration. Je ne t’admire pas nécessairement pour ton talent ou tes prises de position, mais pour ton courage. Pour de vrai, je ne sais pas comment tu fais. [...]

Comment t’as fait, Britney, pour incarner si bien l’hypocrisie puritaine qui voulait que tu représentes à la fois la vierge et la putain? T’es devenue le symbole de l’hypersexualisation des jeunes filles en popularisant le crop top tout en nous promettant de préserver ta virginité jusqu’au mariage. Ce que ça voulait dire, au fond, c’est que tu allais tout faire pour préserver l’érection des hommes tout en leur permettant de t’imaginer en épouse adéquate qui élèverait leurs enfants. Un win win… pour les hommes. Ce sont les femmes, que tu dérangeais, même si leurs filles composaient l’essentiel de ton public. [...]

Je ne te demanderai pas de nous expliquer comment t’as fait pour adhérer si fortement aux messages contradictoires et toxiques qu’on impose aux femmes. On évolue tous dans une société sexiste, et je sais comment il est facile pour chacune d’entre nous d’acheter la paix du patriarcat. Mais comment t’as fait pour ne pas te rendre compte que Oops I Did It Again envoyait le message que toutes les filles, dont toi, étaient des agaces, ça, je ne sais pas.

En fait, je sais comment t’as fait : on te l’a fait faire.

Ce n'est pas vraiment toi qui disais « Baby one more time », c’était Max Martin, l’auteur suédois qui ne maîtrisait pas tout à fait l’expression « hit me up ».
Ce n’est pas vraiment toi qui disais « Oops I did it again », c’était encore Max Martin.
Ce n’est pas vraiment toi qui disais « I’m a slave for you », c’était Pharrell.

Je te souhaite, Britney, de te faire assez confiance pour écrire tes propres chansons, parce que, selon moi, ta meilleure, c’est Everytime, l’une des rares que tu n’as pas laissé un homme t’écrire. Une chanson pleine d’humilité et de vulnérabilité dans laquelle on entend la vraie Britney.

Je ne sais pas comment t’as fait pour te sortir indemne de tout ça, Britney, mais je te souhaite plein de douceur et de bienveillance pour les 20 prochaines années de ta carrière.

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