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Rebecca Makonnen
Audio fil du lundi 22 mai 2017

Permettre l'appropriation culturelle, sans caricature

Publié le

La chanteuse Natasha St-Pierre avec une coiffe ressemblant à une coiffe autochtone traditionnelle
La chanteuse Natasha St-Pier a entre autres été accusée d'appropriation culturelle pour son utilisation de symboles autochtones.   Photo : Natasha St-Pierre, site officiel

Pour le dissident cinéaste Rafaël Ouellet, il y a moyen de représenter de façon respectueuse des communautés culturelles à l'écran ou à l'écrit. Si on ne veut pas tomber dans le racisme, il faut utiliser son jugement. En se basant sur des exemples comme le vidéoclip de la chanson Mon Acadie de Natasha St-Pier, le rappeur Eminem ou le film Moonlight, il nous explique comment ne pas tomber dans la caricature.

Selon Rafaël Ouellet, la définition la plus appropriée et la plus simple de l’appropriation culturelle, c’est celle de Wikipédia : « L’utilisation d’éléments d’une culture, par les membres d’une culture dominante. La culture minoritaire se retrouve ainsi dépouillée de son identité, ou réduite à une simple caricature raciste. » Et ça, on ne peut pas être contre.

Il parle du site américain Writing in the Margins, où l'on peut envoyer son roman ou ses écrits. « C’est un détecteur de faux pas. » On peut ainsi payer pour que des gens lisent notre roman, et nous disent si on représente bien les communautés mentionnées dans l’œuvre. Que ce soit des communautés LBGTQ ou culturelles.

Si tu veux parler d’une communauté que tu ne connais pas, fais tes recherches.

Rafaël Ouellet

Comment s'assurer que c'est fait dans le respect
Ce que Rafaël Ouellet revendique, « c’est le droit à tout le monde de parler d’à peu près n’importe quoi ». Il faut éviter de faire des équations aussi simples que « Tu es un Blanc, tu ne peux pas parler des Noirs. Tu es [hétéro], tu ne peux pas parler des homosexuels. » Il faut se demander pour quelles raisons on choisit de représenter la communauté, et se demander : « Est-ce que ça respecte les sensibilités, et est-ce qu’on contribue à un grand dialogue plutôt que de renforcer des clichés? »

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