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Rebecca Makonnen
Audio fil du jeudi 2 mai 2019

Bond 25 : il est grand temps pour un virage féministe

Publié le

Portrait rapproché de Daniel Craig dans le rôle de James Bond. Il regarde à l'oblique, et replace son noeud papillon avec ses mains.
« Bond 25 » sera le dernier film dans lequel Daniel Craig incarnera James Bond.   Photo : Sony Pictures

Les amateurs de James Bond peuvent partir leur compte à rebours : le 25e film de la série a été annoncé pour le 8 avril 2020. Nouveauté intéressante : l'humoriste, actrice et scénariste Phoebe Waller-Bridge, à qui l'on doit les séries Killing Eve et Fleabag, a été invitée à peaufiner le scénario, à la demande de Daniel Craig lui-même. Il n'en fallait pas moins à la chroniqueuse culturelle Eugénie Lépine-Blondeau pour espérer que ce changement vienne insuffler un renouveau féministe chez l'éternel macho qu'est l'agent 007.

On sait déjà que James Bond sera incarné pour une dernière fois par Daniel Craig, et que Rami Malek jouera le vilain. Ralph Fiennes (M), Naomi Harris (Moneypenny) et Léa Seydoux (qui revient dans la peau de la Dre Madeleine Swan) seront aussi de la distribution. Le tournage du film, qui est réalisé par Cary Joji Fukunaga, a commencé lundi dernier.

Quatre suggestions pour un James Bond plus féministe
Les temps ont changé depuis l'apparition du célèbre agent secret, en 1962. Les scénarios pourraient facilement être adaptés pour suivre l'évolution des mœurs. Eugénie Lépine-Blondeau formule quatre souhaits, qu'elle voudrait voir se réaliser dans le prochain film.

1) Un cerveau féminin comme némésis
James s’est toujours battu contre des méchantes aux gros bras ou gros fusils. On peut penser à Grace Jones dans le personnage de May Day dans A View to a Kill, ou encore au personnage de Xenia Onnatop dans Golden Eye. Ces femmes étaient toujours le bras droit d’un super-vilain qui était le chef des opérations machiavéliques. « C'est intéressant de voir des femmes se coltailler à James Bond, mais elles finissent toujours par mourir et sont souvent présentées comme des nunuches nymphomanes, déplore Eugénie Lépine-Blondeau. Alors, pour une fois, ce serait chouette qu’une méchante soit le cerveau des opérations. »

2) Une vilaine plus complexe
Dans la même optique, les personnages de méchantes sont souvent simplistes. Elle souhaite voir un personnage multidimensionnel, une figure à laquelle on peut s’attacher. « Je pense que Phoebe Waller-Bridge va être bonne pour ça », juge la chroniqueuse.

3) Des Bond girls qui ne deviennent pas systématiquement des conquêtes sexuelles
Les Bond girls, ces rôles secondaires féminins, ont toujours été une signature de la série. Il y a eu un temps où ces rôles étaient prisés chez les actrices, qui souhaitaient être « la prochaine Bond girl ». Mais on s’entend que ça a plus l’air d’un prix qu’autre chose. La page Wikipédia des Bond girls les classe en quatre catégories : les conquêtes sexuelles, les comparses, les femmes fatales et les agneaux sacrificiels. La seule comparse avec qui James Bond n'a pas eu d'aventure sexuelle reste, à ce jour, Money Penny. « Ça serait bien que les femmes puissent jouer des rôles [de comparse] sans tomber dans une autre des quatre catégories », mentionne-t-elle.

4) Défaire le modèle amoureux de James
« Je sais, mon homme, ce n’est pas facile, dit Eugénie Lépine-Blondeau avec empathie. Mais ça me semble pas mal clair que ton pattern amoureux est toujours le même : tu tombes pour les femmes fortes qui semblent te résister à première vue, mais qui finalement ne demandent qu’à être sauvées. » Ou du moins, c'est ce que le viril agent secret croit. Elle conclut en lui souhaitant des amours plus saines, qui reposent sur un échange d'égal à égale.

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