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Rebecca Makonnen
Audio fil du lundi 29 avril 2019

Ce qui se cache derrière la vague #FreeBritney

Publié le

Capture d'écran du compte Instagram de Britney Spears, placé en mortaise sur un fond de barreaux de prison.
Britney Spears est sous la curatelle légale de son père, Jamie Spears, depuis 2008.   Photo : Montage / Instagram @britneyspears

Britney Spears a publié, il y a quelques jours sur son compte Instagram, un message demandant à ses fans de respecter sa vie privée. Elle cherchait notamment à calmer les inquiétudes de ceux et celles qui croyaient qu'elle était internée contre son gré dans un centre de traitement psychiatrique. Cette rumeur s'était emballée au point que le mouvement #FreeBritney s'est transformé en véritable déferlante sur les médias sociaux. Si la machine à rumeurs s'est emballée à ce point, c'est qu'il se cache derrière cette histoire un fond de vérité, comme l'explique le chroniqueur Thomas Leblanc.

L'information-clé pour comprendre le mouvement #FreeBritney, c'est que la femme de 37 ans est, depuis 2008, sous la curatelle légale de son père, Jamie Spears, et de son avocat, Andrew Wallet. La curatelle est une procédure légale généralement accordée aux proches d’une personne inapte, incapable de prendre soin d’elle.

Dans le cas de Britney Spears, la curatelle l’empêche de conduire sans un de ses accompagnateurs désignés, d’engager elle-même un avocat, de s'occuper de ses investissements et de ses actifs, de dépenser de l’argent sans autorisation, de se marier et même de refuser des traitements médicaux. Selon la tutelle et les règles mises en place par son père, elle doit obligatoirement prendre les médicaments qu’on lui prescrit. Britney n'est donc pas libre de ses actes et de ses décisions comme tout adulte normal.

Pourquoi est-ce qu’on doit s’en faire pour Britney?
Selon plusieurs sources, Britney Spears aurait tenté à plusieurs reprises de sortir de la curatelle, sans succès. Une rumeur veut qu’on l’incite à garder la situation telle quelle pour qu’elle puisse continuer à voir ses deux fils et à se produire sur scène, ses deux vraies passions. En avril 2019, une source révèle à Tess Barket et Barbra Gray du balado Britney’s Gram qu’elle aurait arrêté de prendre ses médicaments et que son père lui aurait lancé un ultimatum : tu prends tes médicaments ou on annule ta nouvelle résidence.

Selon un article du New York Times paru en 2016, les règles de tutelle sont assez claires. Le père de Britney recevait à ce moment un salaire annuel de 130 000 $, le remboursement de son bureau et 1,5 % des revenus de la résidence du spectacle Piece of Me. De plus, les médecins qui évaluent son cas sont payés à même son patrimoine, un conflit d’intérêt évident. Même chose pour l’avocat censé la représenter et négocier la fin d’une tutelle.

Ce ne serait donc pas d'un centre de traitement psychiatrique dont Britney Spears chercherait à se libérer, mais plutôt de l'emprise légale qui l'empêche de mener sa vie de manière autonome. La cour doit siéger le 10 mai prochain pour réévaluer la tutelle.

Le 30 mai prochain, Thomas Leblanc présente avec Tranna Wintour le spectacle Being Britney : A Pop Tragedy.

En bonus, un rappel qui s'impose, dans les circonstances :

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