Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Rebecca Makonnen
Audio fil du mercredi 17 avril 2019

Homecoming : le film qui canonise sainte Beyoncé

Publié le

Visage de Beyoncé en noir et blanc. Elle porte une tiare et des grosses bagues. Elle se tient la tête à deux mains.
Détail de la pochette de l'album «Homecoming. The Live Album» de Beyoncé.   Photo : Beyoncé

Beyoncé a lancé l'album Homecoming et le documentaire du même nom, disponible sur Netflix, on y voit le spectacle historique que l'artiste a livré à Coachella l'an dernier et les préparatifs qui y ont mené. Beyoncé gère et produit son contenu. S'agit-il d'un nouveau jalon dans un plan de communication savamment orchestré ou une manière d'en découvrir plus sur la première artiste noire à avoir été la tête d'affiche du festival? Rose-Aimée Automne T. Morin a enquêté.

Divulgâchage : vous ne découvrirez rien de nouveau sur Beyoncé, constate la chroniqueuse et autrice. Homecoming n'offre pas de lumière, de potins ou de croustillant sur la femme derrière l’artiste. Il s’agit plutôt d’une glorification de l’entrepreneure créative et surtout de la militante qu’elle est. « Elle reste toujours lisse, parfaite », observe Rose-Aimée Automne T. Morin. Ce qui, malgré tout, ne pose pas problème, « parce que plus important que Beyoncé, il y a la cause qu’elle défend : celle de valoriser la culture noire, de rendre ses sœurs fières et de rappeler à une nation entière l’importance qu’elle a ».

Dans le film de 2 h 17 min, Beyoncé se présente comme une femme, productrice, artiste et mère en plein contrôle de sa destinée. On la voit faire d'exigeants sacrifices pour préparer son corps à retourner sur scène après l'accouchement de ses jumeaux. Elle y tient le rôle d'une héroïne en mission, qui met de l'avant la culture noire et offre un modèle glorieux et positif aux femmes noires. Elle s'y présente comme la patronne idéale, celle qui, au-delà de la performance mythique qu'elle veut donner, veille à l’épanouissement de son groupe. En bref : c'est une Queen B sans fausse note que Homecoming nous montre.

C’est très paradoxal, mais ça sert son rôle de femme en contrôle. C’est bien ce que Beyoncé incarne dans Homecoming. Non seulement elle écrit, produit et coréalise le documentaire, mais dans le film on peut l’entendre dire qu’elle est aussi derrière chaque détail du spectacle : le choix des danseurs, des costumes, des matériaux utilisés pour créer la scène... Sauf qu’on ne voit pas le processus.

Rose-Aimée Automne T. Morin

Chargement en cours